
Personne n’ignore aujourd’hui que la Mauritanie vit une crise profonde et multiforme qui menace gravement sa cohésion sociale, ses fondements économiques et un processus démocratique dont le fragile échafaudage est désormais dange

On raconte que le président égyptien Anouar Sadate (1970-1981) demanda un jour à son ministre de l’Agriculture de construire une grande ferme pour l’élevage des veaux de façon à améliorer l’approvisionnement du marché en viande. Croyant sans doute à une lubie présidentielle, le ministre n’accorda aucune importance à cette requêt