
La Commission d’enquête créée après la gigantesque panne d’électricité, qui a touché 6 communes sur un total de 9 que compte Nouakchott, impactant près d’un million de personnes, dirigée par Kane Ousmane, ancien ministre, a remis ses conclusions au président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani et au premier Ministre, Moctar ould Diay, ce jeudi 08 octobre 2026.
Le jour de la remise du document fruit “d’investigations menées dans une indépendance totale”, le président de la commission a levé un coin du voile sur les principales conclusions, lesquelles mettent en évidence “un projet important pour la Mauritanie” mais aussi “la faiblesse de la SOMELEC au plan institutionnel”.
Les autres membres de cette commission d’enquête sont Sidi Mohamed Boida, Inspecteur Général d’État (IGE), Tall Ousmane, conseiller à la présidence, Mohamed Kory ould Cheikhna, président de la Commission des Marchés Publics, Mohamed Baba, directeur de l’énergie à la SNIM, avec l’appui des bureaux d’études ECG (Suisse) et INTEC (Allemagne).
Les investigations ont été menées avec un mandat de 30 jours, plus une prolongation de 15 jours, dans l’objectif “d’établir les faits, les causes directes et indirectes, les manquements et responsabilités, évaluer les conséquences et proposer un plan d’action”.
Les constations sur le terrain et les auditions de différents acteurs permettent d’établir “que les 2 incendies sont en rapport avec les 3 liaisons posées dans le cadre du projet”.
De nouveaux câbles Moyenne Tension 33 KV installés juste avant les incendies, dans le cadre de la modernisation de 2 postes, sont au cœur du problème par rapport à la conformité avec les spécifications et raccordements.
Une situation qui se traduit “par des erreurs et des manquements”. Il ressort des conclusions de la Commission d’Enquête que “le poste Est est le premier à brûler. La liaison a été posée 6 jours avant l’incendie. Au poste Nord, l’incendie a eu lieu 2 jours après la mise en service de la liaison. Les incendies proviennent donc des câbles”.
Une nébuleuse de négligence et d’incompétence dans laquelle la société “CTM Bâtiment” est pointée du doigt. Une entreprise qui a bénéficié d’un énorme marché de livraison et d’installation d’un matériel stratégique, manifestement sans les compétences requises, au détriment de concurrents probablement mieux outillés.




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