Les expressions populaires qui font rire et réfléchir à la fois ne manquent pas dans le langage quotidien national. Certainement en toutes langues. Evidemment, me diriez-vous. Exactement comme les petites insinuations.
Il faut bien qu’on parle chiffres. Il le faut bien. Seuls les chiffres valent la peine. Le cinquante cinquième. C’est clair. C’est pour dire que la Mauritanie est indépendante depuis cinquante cinq ans.
Entre la Mauritanie et les droits de l’homme, c’est une vieille histoire, semée d’embûches et de conflictualité. C’est, peut-être même, la chose la mieux partagée entre tous les systèmes politiques, des indépendances à nos jours.
L’autre soir, aux environs de vingt heures, je buvais un verre, de thé bien sûr, avec des amis, quelque part à Charm el-Cheikh. Pas en Egypte. Ici, à Nouakchott. Mais il y a tout à Nouakchott. Le monde entier.
Heureusement que le ridicule ne tue pas. Sincèrement. Dans la vie, il y a tout. Elle est imprévisible, la vie. Ce n’est pas de la résignation. Ni du fatalisme. Ce n’est même pas une question de destin. Ni de nuit. Ni de jour.
C’est vrai qu’il y a des choses qui ne font ni avancer ni reculer. Pourtant, qui n’avance pas, recule. Et qui ne recule pas, avance. Simple question de logique. Je sais qu’il y a une troisième possibilité.