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12 October, 2026 - 15:53

L'IRA réclame la restauration des droits de deux députées

L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) appelle à une mobilisation internationale pour la restauration des droits civils, politiques et parlementaires de mesdames Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghamou Achour Salem, après la confirmation de la perte de leur mandat de députées. Dans une déclaration publiée le jeudi 8 Octobre, l’organisation demande une saisine coordonnée des mécanismes des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la Francophonie et de l’Union Interparlementaire.

Les deux élues avaient été condamnées à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et à cinq ans d’interdiction d’exercer leurs droits civiques et politiques. Elles ont bénéficié, le 9 Juillet, d’une grâce présidentielle couvrant le reliquat de leur peine. Mais, après le rejet de leur dernier recours par la Cour suprême, le Conseil constitutionnel a confirmé la perte de leur mandat parlementaire, jugeant que l’interdiction de leurs droits civils et politiques entraîne leur inéligibilité. L’IRA estime, quant à elle, que leur libération ne saurait mettre fin au débat sur leurs droits et appelle la Communauté internationale à agir pour la restauration effective de ceux-ci.

 

Deux réseaux de trafic de drogues démantelés

Les forces de sécurité mauritaniennes ont annoncé le démantèlement de deux réseaux impliqués dans le trafic de stupéfiants et de substances psychotropes. Le Bureau central de lutte contre les stupéfiants a saisi 162 000 comprimés d’ecstasy, dissimulés dans trois véhicules légers expédiés au port de Nouakchott en vue de leur transit vers un pays voisin. Trois personnes étrangères ont également été interpellées à bord d’un quatrième véhicule qui attendait la cargaison. À Zouérate, la gendarmerie nationale a, de son côté, démantelé un réseau de trafic de drogues après une opération de suivi et de renseignement. La saisie porte sur 61,702 kgs de substances illicites, tandis que quinze personnes sont actuellement impliquées dans cette affaire. Les deux opérations s’inscrivent dans le cadre des efforts des autorités mauritaniennes pour lutter contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels.

 

Uranium : le projet Tiris se rapproche de la phase de construction

Le projet d’uranium Tiris, porté par l’australien Aura Energy en Mauritanie, se rapproche de sa phase de construction, prévue fin 2026, sous réserve de la mobilisation du financement nécessaire. La compagnie attend, à la mi-Octobre, une étude de faisabilité bancable, préalable à la décision finale d’investissement (FID), annoncée pour la fin de l’année. Le projet prévoit une production moyenne de 2 millions de livres d’uranium par an sur 25 ans, avec un potentiel d’extension à 3,5 millions de livres.

Le coût de construction est estimé à 230 millions de dollars, dont 150 à 170 millions sont actuellement recherchés auprès de l’agence américaine DFC. Aura Energy négocie également avec des investisseurs stratégiques et un fonds américain. Déjà titulaire de son permis d’exploitation, Tiris pourrait ainsi devenir la première mine d’uranium de Mauritanie. La convention minière signée en 2023 prévoit par ailleurs une participation de l’État pouvant atteindre 20 %.