
Abdel Wedoud ould Cheikh et Mohamed Vall ould Bah ont coproduit un ouvrage sur l’histoire de l’ouguiya, monnaie nationale, créée en 1973, dans la foulée des mesures de souveraineté, entreprises par le régime du président Moctar ould Daddah, après la révision des accords de coopération avec la France, ancienne puissance coloniale.
Dans cette page de l’histoire, racontée à travers les éphémérides, la création de la monnaie nationale et la nationalisation de la MIFERMA, devenue Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), apparaissent comme les principaux acquis de souveraineté.
Cet ouvrage, commandé par la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), et réalisé grâce au travail de deux (2) éminents chercheurs, spécialisés en sciences sociales et économie, a été présentée mercredi en fin d’après-midi, au cours d’une cérémonie organisée dans un réceptif hôtelier de Nouakchott, en marge des assises du 20é forum des banques centrales francophones, organisé sous le thème ”la formation, levier stratégique de la GPEC/Groupe des Directeurs de la Formation et de la Coopération’, dont les participants représentent 22 institutions, issues de 34 pas et 3 continents.
En présence d’une assistance composée d’un public nombreux, notamment du gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), Mohamed Lemine ould Dhehbi, de plusieurs directeurs généraux, directeurs et cadres de l’institution de régulation, des spécialistes de l’économie, du droit, des sciences sociales et acteurs des médias, et surtout du doyen, Ahmed ould Daddah, premier gouverneur de la BCM et acteur central dans le processus de création de la monnaie nationale, les auteurs du livre ont présenté un travail de qualité, qui va bien au delà de l’aspect physique des billets et des pièces de monnaie.
En racontant le parcours de la monnaie nationale, sous le leadership de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), Abdel Wedoud ould Cheikh et Mohamed Vall ould Bah, ont servi à l’assistance tous les éléments sur les différents enjeux liés à la question : dimension scientifique et historique, enjeux politiques et de souveraineté (pourquoi avoir quitté la zone CFA, avec le coût, les gains, la Mauritanie étant un cas d’école, en comparaison avec les énormes difficultés rencontrées par la Guinée de Sekou Touré et le Mali, qui s’est retrouvé dans l’obligation de revenir à la zone franc.)
Ce travail comporte également des enjeux pédagogiques et citoyens, pour faire comprendre la politique monétaire, la dimension confiance et un aspect patrimonial.




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