
Nouveau coup de balai anti-drogue
Comme précédemment annoncé, le commissariat spécial anti-drogue poursuit, depuis plusieurs mois, un travail colossal qui lui a déjà permis de démanteler nombre de réseaux et filières de stupéfiants. Les agents de ce commissariat d'élite sillonnent jour et nuit les artères de Nouakchott pour surveiller tous les coins suspects et raflent des dizaines de suspects pour les embarquer et les interroger. La plupart d'entre eux sont relâchés, faute d'éléments d’accusation, les autres sont déférés au Parquet et le plus souvent écroués...
Il y a peu, les agents de la police anti-drogue ont investi à une heure tardive, après une patiente et discrète surveillance durant plusieurs semaines, un appartement situé au quartier Soukouk. Une dizaine de jeunes hommes et femmes a été embarquée au commissariat, car une grande quantité d’alcool et de stupéfiants – haschisch et chanvre indien… – avait été découverte lors de la perquisition des lieux. Plusieurs dealers ont été aussi épinglés au cours de la semaine passée. Leurs repaires respectifs ont été perquisitionnés. Certains se sont révélés de véritables cavernes d'Ali Baba où de grandes quantités de haschisch et autres drogues ont été saisies...
Les patrouilles de ce commissariat sont présentes un peu partout, jusque dans les quartiers les plus reculés des zones périphériques de Nouakchott. Un observateur témoigne : « le commissaire Ould Negib entretient apparemment le défi de couronner son deuxième séjour dans ce commissariat par des actes concrets afin d’éradiquer ce fléau ; sinon, de le combattre à tout le moins vaillamment. »
Des écoles ciblées par des bandes de malfaiteurs
Les écoles de Nouakchott sont, depuis leur fondation, dans le collimateur des hors-la-loi, des délinquants et des dépravés en tout genre. Les dealers de stupéfiants y essaient tant bien que mal de distribuer la poudre blanche, visant surtout les plus jeunes élèves. Ils leur offrent une ou deux livraisons gratuites afin de les rendre toxicomanes et de les transformer ainsi en futurs clients. En général, les vendeurs et vendeuses d'étalages étrangers se chargent de cette ignoble tâche...
De jeunes délinquants se bagarrent dans les écoles et provoquent une pagaille sans précédent, entraînant souvent beaucoup de blessés. D’autres descendent dans des établissements d’enseignement des quartiers périphériques pour régler des comptes avec d'autres bandes. Ce scénario s'est déjà déroulé à plusieurs reprises à Riyad, Arafat, El Mina, Sebkha et Teyaret... La semaine passée, c’est justement à Teyaret qu’un collège a été attaqué, pendant la récréation, par une bande composée d'une vingtaine de djenks. La violente bagarre qui s’en est suivie a fait fuir les professeurs et la plupart des élèves. La police n'est intervenue que tardivement. Ce qui a donné l'occasion aux assaillants de faire plusieurs victimes avant de s'éclipser...
Un jeune homme poignardé à la Capitale
Au carrefour BMD, il y a quelques jours, la circulation battait son plein. Des dizaines de passants allaient et venaient continuellement dans le vacarme et les klaxons continus des voitures. Mais voici que retentit un cri sur le trottoir au Sud-est du carrefour, entre les étalages et les nombreux colporteurs ; un jeune homme s’effondre, tandis qu’un autre qui était à côté de lui se faufile dans la foule et disparaît. On accourt vers la victime qui saigne et perd connaissance. Le fuyard l'a apparemment poignardé avant de fuir. La police se présente aussitôt pour évacuer le blessé à l'hôpital. Heureusement, la blessure n'est pas grave. Le jeune a déclaré que son assaillant l'avait abordé pour lui proposer un achat, avant de tenter de lui arracher son téléphone. Il lui avait poignardé la jambe. La police a ouvert une enquête qui n'a rien donné à ce jour.
Mosy




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