
Le meurtre de Dar Naïm élucidé
Il y a deux semaines, un cadavre était découvert dans une maison du quartier Dar El Barka. Les voisins avaient remarqué une odeur pestilentielle émanant de ce bâtiment qui semblait désert. Ils ont informé aussitôt la police qui s'est rendue sur place. La porte de la maison a été forcée et la macabre découverte ainsi effectuée. La dépouille d'un cinquantenaire de teint clair gisait là, probablement depuis plusieurs jours. Après les formalités de constat routinier, le cadavre a été évacué à la morgue de l'hôpital Cheikh Zayed. Il ne sera identifié que le lendemain : un ressortissant du Nord du pays appelé Mohamed Fadel, tué à coups d'objets tranchants. La police a ouvert une enquête qui n'a d’abord pas donné de résultats. Plusieurs malfaiteurs en liberté ont été raflés pour être interrogés, mais cette méthode n'a pas permis de découvrir le moindre indice donnant à suivre une piste...
Une semaine plus tard, une enquête sur les contacts du défunt a permis d'identifier un individu qui avait passé plusieurs jours en compagnie de feu Fadel : un ressortissant marocain connu des fichiers de la police. Il avait été la dernière personne vue par des témoins en compagnie dudit Mohamed. Alors lancée à sa recherche, la police a appris que le suspect avait fui vers son pays il y a quelques jours. Certains observateurs pensent que ce meurtre ne serait pas un meurtre crapuleux, mais plutôt un règlement de compte politique... Rappelons qu'en 1995 au Ksar, un couple de ressortissants marocains avaient froidement tué, avant de rentrer au Maroc, un entrepreneur mauritanien appelé Cheikhatou.
Un grand dealer arrêté à Guérou
Les villes de l'intérieur du pays ont été longtemps épargnées par la délinquance et le crime. Cependant, avec la prolifération des moyens de communication et des media sociaux, la donne a complètement changé. Ces grandes agglomérations sont devenues la destination de toutes sortes de malfaiteurs et récidivistes, opérant le plus souvent en bandes, profitant de la négligence des autorités locales. Néma, Timbédra, Aïoun, Kiffa, Kaédi, Aleg et Tidjikja sont ainsi devenues des repaires de jeunes voyous.
La petite ville de Guérou n'avait cependant jamais connu ce phénomène avant la semaine passée au cours de laquelle la police locale a remarqué deux voitures, une Rav 4 et une Corolla, occupées par des jeunes garçons en compagnie de deux jeunes filles. Ces nouveaux venus ont loué un appartement dans la ville. Suspectant un trafic de drogue, la police les a mis sous surveillance. Avec effet, puisqu’ils ont fini par être pris la main dans le sac. Grand récidiviste et dealer bien connu, leur chef avait déjà effectué plusieurs séjours en prison. Après trois jours de garde-à-vue, les membres de cette bande ont été déférés au Parquet de la wilaya de l'Assaba ; les hommes écroués en prison et les deux femmes placées sous contrôle judiciaire.
Les bandes arnaqueuses sévissent
Comme nous l'avons déjà annoncé dans les colonnes de nos éditions passées, des bandes de jeunes voyous se déplacent à Nouakchott et arnaquent qui ils peuvent, afin de soutirer de grosses sommes d'argent avant de se retirer sur la pointe des pieds... Certains ciblent les grandes boutiques de vente en gros ; d'autres, les boutiques GSM ; d'autres encore ne s'intéressent qu'aux vendeurs de bétail. Ils font semblant de venir acheter et profitent pour soutirer ce qu'ils peuvent, grâce à des applications téléphoniques ou autres. Au marché de bétail, ils ont pu mettre la main sur pas mal d'argent et des moutons avant de disparaître. Ils ont aussi sévi dans les grands magasins de denrées de première nécessité, s’y emparant de butins conséquents. Comme en plusieurs marchés de la ville, en utilisant de fausses applications Bankily, Sedad, Masrivi ou autres… La police n'a jusqu'à présent pu obtenir le moindre indice pour pouvoir les épingler.
Mosy




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