Interpellation de deux députés : le parquet évoque un flagrant délit et engage des poursuites judiciaires

11 April, 2026 - 02:39

 Le parquet de Nouakchott Ouest a annoncé, vendredi soir, l’ouverture d’une enquête et l’engagement de poursuites judiciaires contre deux députées ( Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour), interpellés à la suite de faits jugés susceptibles de constituer des infractions pénales.

Dans un communiqué diffusé à cet effet, le parquet précise que les faits reprochés ont été commis lors d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux, les plaçant ainsi en situation de flagrant délit en raison de leur caractère immédiat et public.

Le parquet souligne que cette situation de flagrance constitue une exception au principe de l’immunité parlementaire, conformément aux dispositions de l’article 50 de la Constitution et de l’article 85 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. À ce titre, il indique être habilité à engager sans délai les procédures judiciaires appropriées.

En conséquence, les autorités judiciaires ont décidé d’ouvrir une enquête en vue de déterminer les responsabilités et d’engager les poursuites nécessaires à l’encontre des personnes concernées.

Le parquet de la République rappelle, par ailleurs, que l’application de la loi s’impose à tous, sans distinction, et que tout acte relevant du droit pénal fera systématiquement l’objet de poursuites dans le respect des procédures en vigueur.

Il réaffirme enfin son engagement à exercer ses missions avec rigueur et diligence, afin de garantir la protection de la société, le respect des institutions et la sauvegarde des droits des citoyens.

Les autorités sécuritaires ont arrêté les deux députés de l’opposition, Mariem  Cheikh Dieng  et Ghamou Achour, à la suite d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux au cours de laquelle elles ont vivement critiqué le président de la République et le gouvernement.