
Les malfaiteurs à moto sévissent
Depuis quelques années, l'utilisation de motos a beaucoup augmenté à Nouakchott. Des centaines de ces engins ont envahi tous les coins de la ville, gênant la circulation, car elles doublent à gauche et à droite sans se soucier du blocage de celle-ci. Elles appartiennent en majorité à des étrangers, surtout maliens. Des malfaiteurs ont commencé à les utiliser pour braquer et agresser les passants et les boutiques de femmes...
Les autorités ont mené plusieurs campagnes contre ces bandits mobiles, sans arriver tout d’abord à éradiquer cette nouveauté. Mais des motos ont été saisies à chaque arrestation d’une bande et, avec l'expulsion des étrangers en situation irrégulière, le nombre de ces machines a diminué. D'autant plus que les autorités ont exigé, en Septembre dernier, que chaque moto soit immatriculée. Suite à quoi, beaucoup de celles-ci ont été saisies et placées sous scellés. Seules celles en situation régulière, appartenant pour la plupart au service Tewsil, ont été rendues à leur propriétaire et cela a considérablement diminué les braquages et agressions commis par des malfaiteurs à moto. Cela fait presque deux mois qu'aucun cas n'a été signalé.
Mais le phénomène est réapparu depuis quelques jours, un peu partout dans la ville. Deux hauts responsables qui faisaient du jogging dans une rue de Tevragh Zeïna après la prière de Terawouh ont été braqués par deux voyous à bord d'une moto qui les ont menacés avec deux machettes pour les délester de tout et repartir. Plus de peur que de mal ! Immédiatement prévenue, la police s'est présentée au plus vite, mais les malfaiteurs étaient déjà loin. Dans d'autres quartiers de la ville, ces malfaiteurs motorisés ont braqué et agressé plusieurs personnes. Ils ont notamment piqué des sacs à main de femmes et détroussé des vendeurs de cartes de recharge.
Les réseaux clandestins d'El Mina
Les vieux quartiers d'El Mina situés près de l'ancien marché et du Terminus Arafat sont connus, depuis des lustres, pour servir de repaire à de nombreux voyous. Plaques tournantes de trafics de stupéfiants et d'alcools en tout genre, ces lieux ont toujours abrité des centres clandestins de jeux de hasard ; plusieurs réseaux et filières de prostitution y sont éparpillés ; notamment celui de Sidi le « marabout » qui supervise des « rencontres intimes », sous la couverture d’établir des gris-gris ou une « istikhara » à des couples qu'il reçoit quotidiennement par dizaines. Sidi n’en compte pas moins de nombreux « disciples » dont des policiers et autres fonctionnaires...
Tout aussi célèbre, le réseau de Fatou Mar que celle-ci put gérer à partir de sa cellule en prison pendant plusieurs années. Cette dame « importe » des femmes du Sénégal qu'elle abrite durant quelques mois, le temps de les « utiliser » pour gagner de l'argent. Non moins important, le système de Mariem « quatre heures » qui supervise les « activités » de dizaines de jeunes femmes et mineures en provenance de divers quartiers d’El Mina et d’ailleurs. Elles passent la journée avec elle et rentrent le soir at home. Mariem a séjourné elle aussi en prison. Elle y était encore l’année dernière. Il y a encore le réseau du fameux Beïbat qui n’héberge que des filles mineures et dont la plupart des clients sont des hommes d'affaires et autres nantis. On compte, de surcroît, plusieurs autres filières dirigées par des sénégalais, maliens, béninois, ghanéens où ivoiriens qui organisent de telles « rencontres » tout au long de la journée. D'autant plus facilement que les réseaux d'immigration clandestine, de trafic et distribution de soum-soum pullulent dans cette zone…
Le phénomène Ely « Lahmar »
Il s'appelle Ely ould Abdallahi. Il est âgé de trente-cinq ans, mesure un mètre quatre-vingt-dix et pèse quatre-vingt-dix kilos. Nanti d’un impressionnant palmarès – vols à main armée, agressions, viols et cambriolages par dizaines –, il a séjourné à plusieurs reprises en taule et est habitué des violons des commissariats de police de la zone Sud de Nouakchott...
Sa femme est non moins importante. Elle l'a toujours couvert pour le faire relâcher, grâce a ses relations avec les policiers. C'est elle qui lui servait de receleuse pour écouler ses butins. Ely vient de purger une peine de sept ans de prison. Actuellement libre, il a promis de changer de vie et de se repentir. Espérons qu'il pourra tenir parole.
Mosy




.gif)








.gif)