
La capitale, Nouakchott, a été le théâtre de trois accidents routiers mortels en moins de douze heures, entre la soirée et la matinée de samedi 28 février 2026.
Ces drames ont coûté la vie à trois motocyclistes, suscitant l'inquiétude face à la multiplication de ce type d'accidents dans la ville.
Les accidents se sont produits coup sur coup au PK relevant de la Moughataa de Riyad puis à Soueila Bouhidida, dans la moughataa de Toujounine et enfin à Tevragh-Zeina, sur la route de Nouadhibou. Cette situation a entraîné une augmentation des appels à un renforcement de la réglementation concernant l'utilisation des motos.
Ce phénomène survient alors que les motos sont de plus en plus répandues, notamment pour les livraisons, et deviennent un élément incontournable du trafic quotidien. Or, cette évolution ne s'est pas accompagnée d'un développement parallèle des mécanismes de contrôle et de répression.
Quelques jours auparavant, dans la Moughataa de Toujounine, un enfant avait été percuté par un motocycliste qui avait pris la fuite. La moto n'avait pas de plaque d'immatriculation, ce qui a rendu l'identification du conducteur difficile.
La campagne « Ensemble pour réduire les accidents de la route » a appelé dans un communiqué, les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes, notamment le port obligatoire du casque, l'obligation d'apposer des plaques d'immatriculation, la mise en service de pistes cyclables, le lancement de campagnes de sensibilisation à destination des cyclistes et l'implication des entreprises de livraison dans les efforts de promotion d'une culture de la sécurité.
Les motos sont devenues un élément incontournable des transports urbains, a indiqué la campagne, insistant sur le fait que toute approche de la sécurité routière qui n'intègre pas explicitement ce segment ne permettra pas de réduire le nombre croissant de victimes.





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