Chronique: Entre Nous

16 February, 2026 - 17:50

Chassez le naturel,  il revient au galop. Confusion de fonctions. C'est dans la tête. Sinon comment un premier ministre peut redevenir de lui-même un directeur général des impôts. Un collecteur des fonds. Qui tire sur tout ce qui bouge. Un Django du fisc à la gâchette facile. Rien ne passe. Rien n'échappe. Depuis la rouleuse de couscous aux vendeurs ambulants des rejets de mandarines sur les carrefours de Nouakchott. Depuis les propriétaires des Touk touks jusqu'aux transactions via applications bancaires. Toujours à la recherche de l'argent sur le compte d'un pauvre citoyen qui ne sait à quel marabout de Boumdeid ou de Boer Towress se vouer. Si les mannes du poisson,  du fer,  de l'or, de la terre rare, du ciel " fréquent ", du pétrole,  du gaz,  des dettes contractées de la Banque Mondiale, de la BAD, des Fonds islamiques et arabes,  du FMI n'ont pas suffi. Qu'est-ce qui va suffire? Et pourquoi ? Pour aller vers où ? Vers les promesses sans lendemain. Vers les mêmes litanies d'il y a trente à quarante ans. Le Fonds des générations ? Les fonds spéciaux ? Les fameuses caisses noires dont la très très noire caisse de la primature de quelques centaines de millions qui n'est que les mamelons de l’ânon! Regardez-nous. Regardez-vous. Arrêtez le pillage. Arrêtez le massacre. Arrêtez le cinéma. Arrêtez le théâtre. C'est quand les tentatives de tripatouillage d'une constitution déjà suffisamment tripatouillée nécessitent de procéder à des manoeuvres malsaines et malveillantes de détourner le peuple. Même lui. Encore des visitations pour aller ressasser des discours présidentiels que le peuple entend depuis au moins 40 ans. Quelle différence entre les " tribuettes" de Maouiya de 1985 et les tribus de Ghazouani de 2026? Hasard ou pas. Toujours depuis Néma. Qu'est-ce qui a changé depuis ? Les reférendums constitutionnels qu'il y a eu. La fameuse tentative du vote blanc. Les appels intempestifs au président Aziz de faire plusieurs mandats. Et les actuels soubresauts pour faire sauter les verrous et continuer. Les adages populaires sont légion dont " Te l'embellit celui qui ne t'aidera pas en cela" ou " mettent cinq ce que dix ne peuvent pas enlever". On dirait que les présidents ne savent pas tirer les leçons du passé. Ceux qui applaudissent debout aujourd'hui sont ceux qui ont conduit beaucoup d'anciens présidents à l'échafaud. Salut !

Sneiba El Kory