Faits divers…Faits divers…

22 January, 2026 - 01:29

Plus de cinq cents enfants raflés

Comme nous l'avons annoncé dans les colonnes de notre précédente livraison, les autorités ont décidé de s’attaquer au phénomène des enfants errant la nuit. Le ministère des Affaires sociales, de l'Enfant et de la Famille a mobilisé pas mal de moyens pour rafler tous ceux d’entre eux croisés dans les rues ou places publiques à partir de 22h.  Une large couverture médiatique a précédé cette campagne pour sensibiliser les familles et les mettre devant leur responsabilité face au laisser-aller constaté. L’éloignement des parents peut être cause de dépravation, faisant courir aux marmots beaucoup de risques... Plus de 80% d'entre eux seraient ainsi devenus toxicomanes, certains se blessent ou meurent, même, au cours de bagarres. Et pour ceux qui vont à l’école, c’est leur scolarité qui est gravement compromise.

Le plus souvent escortées par un ou deux policiers, les équipes missionnées par ce ministère sillonnent, la nuit, les rues de Nouakchott et ont déjà raflé plus de cinq cent gosses en bas âge dont beaucoup ne semblent même plus avoir de famille puisqu’ils vivent carrément dans les rues. Nouakchott-Nord, suivi de Nouakchott-Sud, enregistre le taux le plus élevé de ces enfants perdus ; la wilaya de Nouakchott-Ouest, le plus bas. Si cette campagne se poursuit, les observateurs s'attendent à une baisse sensible de ces taux, ainsi que de celui de la toxicomanie.

 

La gendarmerie fait de son mieux

La police a longtemps détenu la palme de la lutte contre la délinquance et le crime à Nouakchott. Mais on constate, depuis quelque temps, de gros efforts de la gendarmerie contestant cette suprématie. Citons, à cet égard, l'opération coup de poing menée avec succès il y a deux mois contre un très puissant cartel de drogues. Au cours de cette offensive, un réseau de plus de dix personnes a été démantelé, de grandes quantités de stupéfiants saisies, ainsi que des véhicules et d’importantes sommes d'agent. Grâce à leurs groupes cynophiles, les brigades mobiles de la gendarmerie ont également mis la main, au cours du dernier trimestre, sur de notables quantités de drogues et d’alcools importées... Le dernier réseau détruit, après une minutieuse enquête, était composé de fils de nantis et de personnalités influentes, qui ont tous été déférés et écroués... Très actives, les patrouilles en ville se multiplient, au grand soulagement de la population.

 

Les cartels de soum-soum se multiplient

Comme tout le monde le sait, le soum-soum s’est beaucoup répandu à Nouakchott et même à Nouadhibou et Rosso. Naguère, c’étaient des cartels et filières étrangères qui s’en disputaient la production et le trafic. Les tristement célèbres bissau-guinéennes Antoinette Jackindy et Rose Nuncio Rotaro en étaient les reines. D'autres filières nigérianes, ghanéennes et ivoiriennes étaient aussi de la partie. Mais voici que des réseaux nationaux sont entrés dans la danse depuis quelques années. Le soum-soum est maintenant distillé et distribué à Arafat, Dar Naïm, Toujounine et Teyaret. D’anciens clients mauritaniens des réseaux étrangers sont devenus des distillateurs et distributeurs. Du coup, l’infernale boisson coule désormais à flots partout à Nouakchott, au grand bonheur des soûlards à petit budget…

 

Mosy