Faits divers...Faits divers...

14 January, 2026 - 19:14

Terreur à Charm El Cheikh

Le quartier Charm El Cheikh d'Arafat est une des zones réputées dangereuses à Nouakchott. Des agressions, cambriolages et viols y ont été signalés aux cours des années passées, sans toutefois que l'insécurité passe au rouge. Mais le secteur situé entre les quatre carrefours : Msid Nour, Kandahar, Charm El Cheikh et El Karama ; vit, depuis deux semaines, une situation particulière grave. Des bandes de malfrats y agressent et braquent, jour et nuit au vu et au su de tous. Les passants, les boutiques, les étalages et les vendeurs de cartes de recharge en sont les victimes. Chaque jour, des plaintes affluent en vain dans les commissariats de police. Un collectif de familles du quartier a adressé une lettre au directeur général de la Sûreté nationale. Il y est mentionné que des bandes se déplacent en grand nombre, agressent et braquent jour et nuit dans les rues et boutiques et que ces voyous semblent le plus souvent drogués.

 

Rafle d’enfants à Nouakchott

La nuit, il n’est pas rare de croiser des dizaines de marmots âgés de cinq à sept ans flânant dans les ruelles et places publiques en quête d'on ne sait quoi... On les voit souvent en train de boire des produits étranges ou sniffer des éponges ou morceaux de soie imbibés d'un liquide jaunâtre. Début de toxicomanie… Un homme a tout dernièrement aperçu, vers 23h dans une rue de Dar Naïm, trois enfants se disputant autour d'une bouteille. Il les interpelle et se rend aussitôt compte que l'objet du litige est un liquide qu'on qualifie en jargon populaire de « guinze » : une matière toxique préparée pour se doper. Les trois gamins s’étaient cotisés pour l'acheter et chacun voulait se l'approprier. « Et où sont vos familles ? », les interrogent-ils. « À la maison », répondent-ils, « mais elles ne s'occupent pas de nous. »

Voilà donc la cause directe de la hausse continue de l'utilisation de la drogue chez les mineurs : les parents de ces gosses les laissent aller et venir sans se soucier de ce qu'ils font. Aussi la décision des autorités de rafler les enfants divaguant la nuit dans la rue paraît-elle des plus utiles. La direction des Affaires sociales utilise de gros moyens pour mener cette campagne dans les meilleures conditions. Au cours des nuits passées, plusieurs dizaines de mineurs de tout âge ont été ainsi raflés partout dans la ville et leurs parents venus les récupérer dûment avertis : « en cas de récidive, vous ne les reverrez plus. L'État les prendra en charge et s'occupera de leur éducation »...

 

L'électricien

Au domicile d'une famille vivant dans un quartier populaire, quelqu’un tape à la porte vers 11h, en criant : « C'est la SOMELEC ! ». La domestique en service auprès des enfants ouvre. L'ouvrier entre et s’emploie à démonter le compteur d'électricité. « Pourquoi ? », s'étonne la dame. – Nous avons l'ordre de l'emmener à l'agence. – Mais la facture vient d'être payée ! », rétorque-t-elle. « Ha, c’est comme ça, les ordres sont les ordres ! », lance l'homme en sortant avec le compteur. La domestique téléphone aussitôt à sa patronne qui se rend directement à l'agence SOMELEC pour en savoir plus. Grande est sa surprise lorsqu'on l'y informe qu'aucun employé de la société n'a été envoyé chez elle pour enlever son compteur. Elle se rend ainsi compte qu'elle été la victime d’un voleur. D’autres maisons en divers autres quartiers ont subi le même méfait.

 

Mosy