Passif humanitaire : Ould Vaida sort de son silence et rejette les accusations

29 November, 2025 - 19:29

Un ancien officier supérieur, cité depuis des années parmi les responsables présumés des exactions commises lors des événements de 1990-1991, a récemment rompu le silence. Dans une intervention diffusée sur les réseaux sociaux,  la veille de la célébration de  de la fête de l'indépendance, le lieutenant-colonel à la retraite Sidi Mohamed Ould Vaïda, ancien commandant du corps des fusiliers marins déployés dans la vallée durant cette période, a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui.

L’ex-officier, dont le nom revient régulièrement dans les témoignages de survivants et d’anciens détenus, affirme n’avoir « jamais fait de mal à une mouche » et se dit injustement visé. Il reconnaît néanmoins que des violations graves ont été commises à l’époque, tout en appelant à ne pas l’associer, selon lui à tort, aux exactions rapportées.

Ould Vaïda invite par ailleurs le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à « ouvrir le dossier du passif humanitaire » et à faire toute la lumière sur les faits afin de permettre, dit-il, « au pays d’avancer ». Une démarche qu’il présente comme un appel à la vérité et à la clarification, alors que plusieurs victimes l’identifient comme l’un des officiers ayant joué un rôle central dans la répression dans certaines localités de la vallée, notamment Azlat et Jreïda.

Cette sortie médiatique ravive un débat resté sensible, plus de trois décennies après les événements, et intervient au moment où plusieurs organisations de défense des droits humains réitèrent leur demande d’une reconnaissance officielle et d’un règlement global du passif humanitaire.