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21 January, 2025 - 10:44

Campagne de débauchage de la section IRA et du bureau RAG Côte d'Ivoire : Biram allume la présidence et le patronat

Biram Dah Abeïd a accusé la présidence de la République et le patronat mauritanien, à travers son président, d’orchestrer une vaste campagne de débauchage des membres de la section IRA de Côte d’Ivoire à coups de monnaie sonnante et trébuchante et de promesses fumantes, afin de l’affaiblir et « disloquer » l’ONG IRA et le projet de parti RAG.

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée le mercredi 15 Janvier 2025, le président d’IRA Mauritanie et député a déclaré : « Ce n’est pas tant le débauchage de nos représentants en Côte d’Ivoire qui me dérange, mais l’implication directe du régime politique dans cette affaire, à savoir la présidence de la République, le président du parti au pouvoir, le chef du patronat et les Renseignements Généraux ». Et Biram d’indiquer que ce n’est pas tant le départ de ses anciens soutiens qui le préoccupe mais le palier franchi par le régime dans l’escalade contre ce qu’il représente et symbolise aux yeux de l’opinion publique mauritanienne. « Je suis la cible de forces centrifuges », dénonce-t-il, alors que certains segments du pouvoir s’illustrent depuis quelques mois déjà à débaucher son personnel politique « par la corruption et l’achat de conscience ».

« Mais tout ce qui ne nous tue pas nous renforce » ajoute-t-il. Selon lui, Zeïn Abidine se serait rendu à Abidjan et aurait proposé aux membres du directoire de l’IRA et de RAG soixante-cinq millions MRO – trente-cinq maintenant et trente après qu’ils aient prouvé leur rupture définitive avec Biram à coups d’annonces, suivies de campagnes d’insultes et de dénigrements. Certains des leaders de cette section auraient déjà reçu des promesses fermes d’argent (dix millions chacun) en contrepartie de leur prise de distance vis-à-vis de lui.

Pour le candidat classé deuxième des trois dernières présidentielles, « chaque trahison nous conforte encore dans notre chemin vers plus de liberté », assurant que cette focalisation contre lui s’expliquerait « par la maturité de son projet de société auprès de toutes les couches du pays et dont l’aura ne s’en portera que mieux ». Mais aussi par le fait qu’« IRA-Mauritanie » représente, souligne-t-il, « le noyau dur » de l’opposition au système et le seul prétendant « sérieux et crédible » parmi l’opposition à la future présidentielle pour une alternance politique.

 

Scandale d’un mariage forcé d’une mineure de moins de 15 ans

Mercredi au cours d’une rencontre avec la presse, organisée au siège de l’Observatoire National des Droits de la Fille et de la Femme (ONDFF), madame Mehla mint Ahmed, présidente de cette organisation très active dans la protection et la promotion des droits de cette frange vulnérable de la population, a révélé le scandale du mariage forcé d’une fille mineure née en 2010. La présidente a particulièrement décrié le mode opératoire particulièrement révoltant de cette affaire touchant à la vie et la dignité d’une jeune fille « victime d’un mariage précoce et forcé, sans le consentement de sa mère qui a choisi de quitter le domicile conjugal pour protester contre le comportement irresponsable du père ».

Celui-ci aura été le cerveau d’une véritable machination rendue possible par le manque de vigilance des responsables de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés de la ville d’Atar qui ont établi un certificat de mariage impliquant une fille mineure sur la simple base de son numéro d’assurance-maladie.

Aussitôt saisi du problème, l’ONDFF est rentré en contact avec les parents, tout en mobilisant son réseau, en vue de mettre fin à un scandale de nature à porter un grave préjudice à la santé, au bien-être et à l’équilibre psychologique de la victime. Des infos recueillis par l’ONDFF, il ressort que la fille a été livrée en mariage à un proche du père, « qui a déboursé un montant de 150.000 MRU, dont 7000 pour la dot de base, 30.000 pour l’achat d’I-phone », et que « le mari n’a pas consommé le mariage ».

Visant à mettre fin à ce scandale matrimonial, l’ONDFF se prononce pour la restitution immédiate, ou dans un délai de trois mois, de toutes les dépenses engagées par le mari et entend saisir la justice s’il se révèle impossible de trouver un arrangement à l’amiable. Le mariage des enfants, tout comme les Mutilations Génitales Féminines (MGF), sont une pratique néfaste toujours très active au Sahel.