Etat de droit et déni de justice font bon ménage

26 September, 2018 - 20:44

Longtemps, confisquée et bazardée, la très chère patrie mauritanienne  est désormais transformée en un lugubre sanctuaire, sous le joug de ses spoliateurs…

Hélas, l’Eden de jadis, n’est plus qu’un dégueulasse cul-de-basse-fosse, sur fond d’injustice arrogante ; et de décomposition, très avancée d’une société éprouvée, désespérée et sans repères…

C’est exactement sous ce terrible et sempiternel harnachement que nos despotes « me sont » redevables de l’exécution d’une sentence, déjà vieille de plus de trois décennies…. Laquelle fut rendue et confirmée, à trois reprises au niveau des étages juridictionnels de leur « propre justice », dont la cour suprême de Mauritanie. Les quatre arrêts, dont deux en appel, furent tous au désavantage du ministère de la Défense nationale. En commun et formellement, ils ordonnent absolument la reconstitution de toute ma carrière militaire avec rétribution entière et totale de l’ensemble de mes émoluments, durant un service normal comme mes promotionnaires, déjà généraux…

C’est ainsi donc, que je traîne le carcan, combien rêche et immonde d’une déshonorante et irresponsable dénégation… Celle d’un refus  opaque et sans précédent. Si ce n’est un répugnant crime d’Etat. Sinon, une des barbouzeries loufoques, marque de fabrique, propre à une certaine prépotence réputée « loi de la jungle ».

Celle décalée, d’un autre âge, de l’ouest du Mississippi où les substrats de l’Etatisme universel, n’appartenaient nullement à la ruée à l’école  des quartiers urbains. Dont le cursus est déjà confiné et que la mémoire n’arrive plus à restituer.

Certes, le cauchemar du déni se perpétue toujours puisque requinqué à califourchon entre deux siècles de l’ère dite apogée de la civilisation des nations modernes. Où l’Etat social évolue sans cesse dans l’ordre moral et les manières justes, raffinées et élégantes. Où ce genre de démence infamante et systématiquement proscrit et méprisé. Etant très grave et fragrante iniquité. Ce refus de justice, devenu progressif et irréversible, n’est plus qu’un épouvantail rebutant pour tous ceux, apostats, mis au pas, par d’autres censés rétablir l’ordre, les droits et devoirs. Au lieu d’instaurer l’injustice et la gabegie sans gêne. Sur fond de subterfuges « rectificatifs » mensongers.

Comme chacun sait, il ne s’agit, en cet énième cas, que « d’une des leurs ». ces méthodes fantoches de cruauté cannibalesque, et que nul n’ignore parmi « les nourris dans le sérail ». Ces sales félonies revêches, consistant à étouffer, sans scrupule, toutes velléités aspiratoires au sens naturel de la noble et indispensable vertu de l’équité. Quant à l’appréciation juste du rétablissement exact et précis de tout dû à chacun.

En tout cas, et pour la perpétuité, étant victime de « leurs » perfidies, je ne cesserai jamais de crier au voleur. Et tant que je n’aurais pas recouvré mes droits entiers.

S’agissant essentiellement de la réparation morale et matérielle de ma situation, la reconstitution de ma carrière est obligatoire. D’ailleurs, cette procédure constitue l’effet de droit produit par l’autorité de l’acte juridique souverain. A ce niveau justement, faut-il rappeler à l’autre partie du contentieux, le sens et la portée de « leur » document introductif de l’exécution de l’arrêt 56/87 du 11 Mai 1987 de la Cour suprême ???? Donc, je ne réclame au ministère de la Défense que, strictement, ce qu’il avait déjà établi en conseil de chancellerie.

Par fiche n°0098/MDN/004/CH du 02 Août 1987

Sachant que la réparation de cet indigne dégât est totalement à la charge e la collectivité publique.

De laquelle, personne ne disposera pour l’éternité.

En effet, réfuter l’exécution d’un ordre parfaitement bien fondé de la Cour suprême de la part d’un département de la souveraineté nationale, n’est qu’aberration abêtissante.

Pourtant, je suis officier noté excellent partout où j’ai eu à servir et en sus major de ma promotion sans faute et strictement aucune. Sauf, peut-être que je ne fus guère suffisamment ignorant ou claque ou par manque d’astuce, les deux à la fois.

D’une part, cette dénégation sournoise ne peut être qu’un abus excessif de pouvoir et indigne manquement à l’Etat de droit.

Comme tant d’autres dérives impropres, sûrement récursives et loufoques. Puisque le « bled » n’étant plus républicain, de penchant  monarchique, dirait-on, n’est malheureusement qu’embourbé dans un despotisme d’un autre âge.

Désormais, il n’appartient plus aux valeurs du genre de l’étatisme universel à dominantes extensives des rôles. Celui où la logique de l’éthique de l’Etat civilisé prévaut fondamentalement en son essence et ses règles morales tant évidentes.

Celui très exactement où la loi est seule référence.

Quant à « l’officier inconnu », que lui reprochait-on ? Sûrement d’avoir nettoyé les sureffectifs au B1 en 1982 et d’avoir réglé son compte,  entre deux, à un insolent barbouze assez grossier. Ainsi donc les harnais engoncent l’attelage guindé et étouffant de tous ceux épris de justice. Parmi lesquels, l’officier inconnu » face au déni de justice, made in MAURITANIA…

 

Brahim ould Ahmed ould Memadi