Faits divers… Faits divers… Faits divers…

13 October, 2016 - 00:40

Des malfaiteurs sèment la terreur à l’aube

La sécurité nocturne de la périphérie sud-est de Nouakchott relève de la Garde nationale. Ce corps s’applique à ne pas décevoir une opinion publique qui doute de l’intégrité morale de certains de ses éléments. Ses chefs ont divisé les quartiers en zones de patrouille continue. Dès vingt heures, on croise fréquemment – tous les quarts d’heure, environ – une de ses voitures, à Arafat, El Vellouja et Carrefour. Entre le crépuscule et l’aube, les patrouilleurs raflent tous les suspects croisés dans les rues. Ce qui a considérablement diminué le nombre d’agressions et de braquages perpétrés, auparavant, tôt dans la nuit.

Mais, vers cinq heures du matin, les patrouilles de la Garde commencent à se faire rare. Depuis deux semaines, une bande de malfrats profite du repos de ces vaillants gardes pour semer la terreur dans certains quartiers. Dès les premiers appels des muezzins, ces bandits armés de machette s’embusquent dans les rues, guettant le passage des premiers fidèles en route pour la mosquée. La semaine passée, ils en ont braqué et agressé une dizaine, non loin du carrefour Tin Soueylim.

Le lendemain, les voilà après une station-service. Les étalages de vendeurs de fruits, de l’autre côté du goudron, subissent le même sort. Des prieurs en chemin vers l’office sont battus et délestés de tout, habits, chaussures et portable inclus. Mais, au moindre faisceau de phare, les lascars disparaissent, craignant qu’il ne s’agisse de la Garde. Tous ces méfaits ont eu lieu entre cinq et six heures du matin.

 

Deux jeunes hommes poignardés

L’insécurité que vivait certains quartiers de Nouakchott et qui a considérablement baissé, semble refaire surface. Il y a quelques jours, vers vingt heures trente, Abdallahi, un jeune garçon âgé de seize ans, part faire des achats. Le voilà en route vers une boutique proche du dispensaire suisse du Carrefour, quand un autre jeune homme d’apparence snob le saisit par derrière. « Toi, pourquoi tu ne t’es pas arrêté quand j’ai sifflé ? – Je ne te connais pas », lui rétorque le jeune homme qui se voit aussitôt poignardé au côté. L’étrange agresseur s’enfuit. Des passants préviennent les parents du pauvre Abdallahi qui l’évacuent à l’hôpital. Un deuxième jeune garçon, âgé, lui, de quinze ans, est également poignardé, la même nuit, presque à la même heure, au quartier poteau 15 d’Arafat. Promptement appréhendé par la police, l’agresseur est un jeune voisin. Ses parents sont intervenus pour régler le problème à l’amiable. Quant aux blessés, soignés efficacement à l’hôpital de l’Amitié, ils ont pu rejoindre leur domicile. Au final, plus de peur que de mal, donc.

 

Mosy