Afrique/USA/Sommet : la voix de la société civile africaine

27 July, 2014 - 18:13

Zappée du prochain sommet Amérique/Afrique, devant réunir autour du président Barak Obama à Washington  plus de 40 chefs d’Etat les 05 et 06 août,   la société civile africaine choisit d’envoyer  des signaux  exprimant ses préoccupations.

Ainsi, la Coalition Africaine pour la Redevabilité des Entreprises et autres organisations (ACCA) expose une série de revendications  par rapport à cet important rendez vous, dans une correspondance adressée samedi soir au président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union Africaine (UA).

Cette rencontre, la première sous un tel format, se penchera sur la coopération USA/Afrique dans les domaines du commerce et de l’investissement.

 

Les préoccupations exprimées par la Coalition Africaine pour la redevabilité des Entreprises et autres organisations portent sur le respect et l’amélioration « des droits individuels et collectifs dans le cadre des activités des entreprises ».

Ces droits, rappelle la correspondance, sont énumérés dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et les instruments juridiques internationaux relatifs au sujet.

« Il s’agit notamment du droit des collectivités à disposer librement de leurs richesses naturelles, le droit à un environnement sain, le droit à un développement économique, social et culturel, qui doivent être protégés par les États et respectés par les entreprises ».

La coalition souhaite également le renforcement de la protection des droits liés au travail, notamment les aspects sécurité et santé des employés des entreprises, le renforcement des voix de recours en faveur des personnes touchées par les abus.

Ainsi que l’élaboration par les États  de plans nationaux de protection de l’environnement.

Plus de 50 ans après les indépendances, l’Afrique reste un gros réservoir de matières premières notamment dans le domaine des industries extractives exploitées par des compagnies étrangères, majoritairement occidentales.

L’exploitation de ces richesses naturelles entraîne souvent des abus, accentue la pauvreté et la précarité à travers des agressions multiples contre l’environnement des communautés du continent vivant sur les sites d’extraction. Ce qui représente une vive source de préoccupations pour la société civile africaine.

Par ailleurs, la coalition, tout en reconnaissant les actions du gouvernement américain en faveur du développement du commerce et de l’investissement en Afrique, déplore la non invitation de la société civile africaine au forum de Washington.