Faits divers…Faits divers…

8 November, 2023 - 09:50

Les braqueurs d’une agence BPM courent toujours

Un holdup a été perpétré une nouvelle fois en plein jour, dans un quartier chic de Nouakchott grouillant de monde. C’est, en effet, juste

a côté du supermarché Attak El Kheir, que la Banque Populaire de Mauritanie (BPM)  a ouvert une agence en face d'une station-service. Un poste du GGSR est toujours en faction sur ce carrefour où des vendeuses à l'étal passent la journée sur le trottoir, en face de ladite agence : beaucoup d’allées et venues, donc. Mercredi passé vers 11 h, deux gaillards élancés pénètrent, visage enturbanné, par la porte d'entrée de l'agence et, braquant immédiatement leur pistolet, tiennent en respect le gardien ainsi sommé de rester tranquille et ferment la porte. Les voilà à ordonner aux employés de la banque de rester sages. Un des deux assaillants se charge de faire sortir le chef d'agence de son bureau, son complice garde la porte…

Voici l’otage amené à la caisse de la banque mais le caissier ne semble pas vouloir coopérer. Le malfaiteur l'assomme aussitôt d'un coup de crosse. Ouvert, le coffre-fort ne contient heureusement qu'un peu moins de deux millions MRO. Les deux bandits s’en chargent et s’apprêtent à se retirer. Mais une foule de badauds s'est déjà amassée devant la banque. Et les brigands de forcer le chef d'agence à les accompagner jusqu’à sa voiture. Il leur passe les clefs de contact mais, alors qu’ils s’emploient à ouvrir les portières du véhicule, voilà que deux jeunes s’enhardissent à leur jeter des pierres. Gardant, grâce à Dieu, leur calme, les braqueurs se contentent de tirer en l'air et la foule s'éloigne…

D’autres intrépides se joignent cependant aux deux premiers caillasseurs et c’est une pluie de projectiles qui s’abat sur la voiture, obligeant les voyous à la quitter. Et de s’emparer aussitôt de la Toyota Rav 4 d’un couple bloquée par la circulation. Après avoir obligé celui-ci à en descendre sous la menace de leurs armes, ils manœuvrent rapidement pour se diriger vers le Sud, virer à gauche et disparaître. Les agents du GGSR n'avaient pas osé s'approcher en entendant les tirs. Quant à la police, elle ne s'est présentée que quarante minutes plus tard.

Une des vendeuses à l’étal a déclaré avoir remarqué les deux hommes au visage masqué assis tous les jours depuis plus d’une semaine à observer en face de l’agence les va-et-vient jusqu'au soir. La Rav 4 a été retrouvée en fin de journée àTeyarett. Au début de l'enquête, un ancien récidiviste s’est vu indexé sur les réseaux sociaux car il ressemble à l'un des suspects mais il a fallu abandonner cette piste. La police a raflé le même jour une quarantaine de suspects mais aucun indice sérieux ne semble avoir été encore relevé. Une commission d'enquête travaille à ce dossier. Certains observateurs pensent qu'il pourrait s'agir de malfaiteurs étrangers du fait qu'ils ont paru guère habitués au port du boubou.

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L'insécurité de retour dans la banlieue Sud

Depuis deux semaines, les zones de Tarhil, Mellah, El Vellouja, Toujounine et Tinweïch ont malheureusement retrouvé, la nuit, une certaine insécurité. Des bandes de malfaiteurs y braquent et agressent dès la tombée du jour. Des dizaines de passants en ont fait les frais.   Vendredi soir au secteur 5 de Mellah, un jeune homme a été agressé à coups de couteau et délesté de tout, sous le regard de passants qui n'ont pas intervenu. À Leegeïla, des bambins qui revenaient de l'école ont été eux aussi attaqués par une bande de voyous qui les ont tous blessés ; légèrement, grâce à Dieu. Certaines rues d’Arafat sont particulièrement risquées la nuit. À quoi servent donc les plaintes et déclarations déposées en quasiment tous les commissariats de police ?

 

Mosy