Les dockers du port autonome de Nouakchott (PANPA) ont repris depuis 3 jours la grève qu’ils avaient déclenchée puis suspendue à la demande de leurs organisations syndicales, entrées en négociation avec les hommes d’affaires et le ministère de l’emploi, de la formation professionnelle et des Tic. Selon l’un des coordinateurs de la grève, joint ce matin par le Calame, présent sur les lieux, « Nous sommes au 3 e jour de la grève et rien ne bouge au port, 100% des dockers sont en grève. » Et d’ajouter: "nous avons reçu hier la visite d’un inspecteur du travail venu nous annoncer la mise en place d’un projet qui va « régulariser 3000 dockers répartis entre différentes sociétés et entreprises, et mettre à la retraite 1000 autres ; nous avons rejeté cette offre pour n’avoir pas été associés aux discussions, donc à la décision, nous ne pouvons nous prononcer que sur du concret, nous nous méfions beaucoup des promesses sans lendemain surtout que l’État a toujours cherché à torpiller notre grève, à nous diviser, refusant d’accéder à nos doléances, à nous défendre face à nos employeurs."
Pour rappel, les dockers sont allés en grève pour réclamer le maintien du dépotage des conteneurs au port, ce que certains importateurs refusent, préférant vider leurs cargaisons directement dans leurs magasins, ce qui prive les dockers de revenus et fragilise la profession. (Lire interview du secrétaire général de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), Samory Ould Beye dans le Calame N° 1051 en date du 1er décembre 16.)
En effet, les syndicats qui soutiennent la revendication des dockers reprochent au gouvernement d’entreprendre d’affaiblir les syndicats en les éloignant de la profession, ceci à travers la mise sur pied d’un «groupe-non syndiqué » pour « écraser le mouvement syndical et renforcer l’emprise des hommes d’affaires importateurs », disait Ould Beye dans cette interview.
Le rapport d’analyse de la situation des enfants et des adolescents en Mauritanie publié la semaine dernière par l’UNICEF met en lumière une crise profonde de la situation de l’enfance dans notre pays. Ainsi, tenez-vous bien, 95 % des enfants de 10 ans ne savent ni lire ni comprendre un texte simple.




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