
Dans l’histoire intellectuelle de la Mauritanie moderne, peu de figures incarnent aussi bien le rôle de trait d’union entre mondes savants et milieux administratifs que Mourad Teffahi.

Informé par la maitresse de maison que la bonbonne de gaz de 12 kg avait rendu l’âme, Mohamed (appelons-le ainsi, comme le commun des mortels) la traîna vers la boutique du coin où l’épicier avait déjà accepté, conformément au principe de bon voisinage, de lui « ouvrir un carnet » (c’est ainsi qu’on appelle le cahier nominatif o