Dans la nuit du lundi, un terrible vent suivi d’une forte tornade a engendré des dégâts humains et matériels au niveau du département de Boghé. Beaucoup de villages, notamment Sarandougou, Niakaka, Mbaladji, Rweimdi entre autres ont été touchés. Officiellement, il ya eu neuf morts et des dizaines de blessés dont une vingtaine a été acheminée vers l’hôpital d’Aleg puis de Nouakchott pour quatre d’entre eux. En réaction à cela, le gouvernement a dépêché le ministre de l’intérieur et de la décentralisation à Boghé pour présenter les condoléances et apporter une aide d’un million pour chaque famille éplorée en prenant le soin de préciser à chaque fois que c’est instruction du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Le premier ministre se suffisant lui de rendre visite aux blessés qui ont été acheminés à Nouakchott. Le président ayant mis son pied dans un avion pour aller assister à Paris à un sommet commandité par Idriss Déby, le président tchadien. Alors qu’habituellement, un président en voyage interrompt son périple quand une catastrophe survient au pays. Que ferait logiquement un président que la catastrophe meurtrière a trouvé encore au pays ? Cette histoire de don d’argent aux victimes de catastrophes me rappelle celle d’un taximan qui disait à une femme qui venait de bénéficier d’une largesse déplacée d’un policier de la routière : ‘’hé madame, c’est facile d’être gentil avec l’argent des autres’’. Une autre manière de dire : ‘’coupe de sa lèvre et fais lui avaler’’.
Le dialogue politique tant attendu et pour lequel tout un chacun fourbit ses armes verra-t-il un jour le jour ? Sera-t-il enfin organisé pour qu’on puisse mettre à plat tant de problèmes auxquels on n’arrive toujours pas à trouver de solutions et qui sont pourtant loin d’être insolubles ?




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