Le collectif des rescapés et révoqués de la garde nationale, pendant les années de la répression des années 89-91, a décidé de suspendre ses activités au sein du Collectif des rescapés militaires (COREMI). La déclaration a été faite, au Calame, ce 8 mai, par le coordinateur dudit collectif, M’Bodj Alhoussein Djibery. Par ce geste, le collectif désapprouve la manière et le flou qui entourent la suite du traitement du dossier des victimes du passif humanitaire, mais surtout, ajoute ce rescapé de la garde, fortement affecté par les affres de la vie, "la direction de COREMI n’a pas respecté l’engagement pris pour la confection d’une feuille de route qui devrait être soumise à l’approbation d’une assemblé générale". Pour M’Bodj, on ne peut pas revenir sur une décision prise il y a longtemps, sur les doléances des victimes de la répression des années 89/91 sans en parler avec les principaux intéressés, qui attendent toujours des réponses par rapport à un certain nombre de revendications, dont entre autres, le droit de vérité et le droit de justice..
Le collectif des rescapés de la garde convie enfin tous ses membres à une rencontre chez Madame Houleye Sall, au 5earrondissement, près Robinet Sarakolé, le samedi et dimanche 10 et 11 juin, à partir de 10 H, pour échanger sur cette décision.
Le dialogue politique tant attendu et pour lequel tout un chacun fourbit ses armes verra-t-il un jour le jour ? Sera-t-il enfin organisé pour qu’on puisse mettre à plat tant de problèmes auxquels on n’arrive toujours pas à trouver de solutions et qui sont pourtant loin d’être insolubles ?




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