À quelque chose malheur est bon

1 September, 2026 - 10:51

Évoquant la crise de l’électricité, consécutive à l’incendie de deux postes de transformation, qu’a connue Nouakchott au cours de la semaine passée, plongeant une grande partie de la ville dans le noir pendant près de quatre jours, le député Biram Dah Abeïd écrit, dans un long communiqué publié pour l’occasion : «  Cette crise est grave, mais elle peut être utile si elle nous oblige enfin à poser les vraies questions et à regarder le mur tout entier, pas seulement les fissures qu’on veut bien nous montrer. » Une formule qui résume bien la situation. Cette crise est en effet symptomatique de la gestion qui entoure un secteur aussi sensible que celui de l’électricité. Comment l’incendie de casiers (et seulement eux) dans un poste de transformation peut avoir des conséquences aussi dramatiques ? Et si le poste entier avait brûlé en entier, combien de temps nous aurait-il fallu pour rétablir le courant ? Un scénario que personne n’ose envisager. Avec tout l’argent injecté dans la modernisation de notre capitale nationale, pourquoi n’a-t-on pas prévu une issue de secours, au cas où un incident de ce genre interviendrait ?  Certes, les systèmes les plus fiables du Monde et dans les pays dits développés ne sont pas à l’abri de tels incidents, mais il y a toujours une solution de rechange. Et c’est là que la commission d’enquête doit axer ses recommandations, après avoir situé les responsabilités et établi un diagnostic sans complaisance de la situation, afin qu’à l’avenir, Nouakchott ne vive plus jamais un tel cauchemar dont les conséquences furent désastreuses pour l’économie, la santé et, surtout, l’image déjà écornée de la Somelec.

                                                 Ahmed ould Cheikh