
Une nouvelle coalition de l’opposition, baptisée «Forces du Salut », a officiellement vu le jour à l’issue d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Nouakchott. Le regroupement de partis politiques (Al Oumrane de Ahmed Haroune Cheikh Sidiya, Tahady de Yacoub Lemrabott et de Takyir de Mintouwehbine Bilal Ramdan, de députés Mohamed Lemine Sidi Maouloud, Khaly Diallo et Mohamed Bouya Cheikh Mohamed Fadel et du Mouvement Kavana) se présente comme une nouvelle plateforme politique destinée à fédérer les partisans du changement en Mauritanie.
Dans sa déclaration fondatrice, la coalition justifie sa création par le blocage du dialogue politique, la dégradation des conditions de vie des populations, la hausse du coût de la vie, la progression de la corruption et les restrictions des libertés publiques. Elle estime que le pays a besoin d’un « projet politique organisé » capable de conduire une véritable alternance démocratique.
Les Forces du Salut affirment faire de l’unité de l’opposition, de la défense de la Constitution, du rejet de toute modification des dispositions relatives aux mandats présidentiels, de la lutte contre la corruption et de la protection du pouvoir d’achat des citoyens leurs principales priorités. Elles promettent également un « nouveau discours politique », axé sur des solutions concrètes aux difficultés quotidiennes des Mauritaniens.
La coalition insiste sur la nécessité d’une alternance démocratique qu’elle distingue d’une simple « rotation » du pouvoir, qu’elle juge incapable de produire un véritable changement de gouvernance.
Pour lancer sa dynamique, les Forces du Salut annoncent l’organisation prochaine d’un travail de sensibilisation des citoyens et d’un meeting populaire afin de mesurer leur capacité de mobilisation. Elles invitent les partis politiques, les élus, les organisations de la société civile, les jeunes et toutes les forces favorables au changement à rejoindre cette nouvelle plateforme politique.
Par cette initiative, les fondateurs des Forces du Salut entendent relancer l’action de l’opposition à un moment où le processus de dialogue politique peine à progresser et où le débat sur les réformes institutionnelles continue d’alimenter les tensions sur la scène politique mauritanienne.




.gif)








.gif)