Chronique: Entre Nous

15 June, 2026 - 22:06

Vraiment. Et, cette histoire de 410 milliards dont on nous tant parlé pour accrèditer une certaine thèse d'une certaine volonté politique d'un certain pouvoir de lutter sans merci ni pardon ni s'il vous plaît ni garde à vous contre la gabegie. Finalement,  ils ont tous été èlargis. Un à un. Puis deux à deux. Jusqu'au dernier. Tout simplement. Sans rien. Exactement comme les centaines de la décennie ! Tous blanchis. Sauf trois. Et la cour des comptes dans tout ça ? Oú sont passés ses rapports ? À quoi a servi le budget qui a été mobilisé pour pister les centaines de milliards " égarés " dans les poches des hommes et des femmes ? De qui se moque t-on? Du peuple à qui on a fait croire que c'est enfin la fin de la dilapidation des bien publics à travers la fin de l'impunité des dilapidateurs et saccageurs. Ou du président à qui on a présenté solennellement un gros rapport attestant de la disparition injustifiée de plusieurs centaines de milliards. Y a que chez qu'il y a escroquerie sans escroc. Qu'il y a corruption sans corrompus ni corrupteurs. Qu'il y a fumée sans feu. Qu'on peut faire des omelettes sans casser des oeufs. Pas besoin de transition pour passer de la gabegie au dialogue. C'est à dire à cette histoire de troisième mandat. Extraordinaire que c'est toujours la même racaille avec la même argumentation. Des chantiers qu'il faut parachever. Un président irremplaçable. Un Messie. Un don d'Allah. Puis après,  c'est le gnouf avec marches de soutien de ceux-là et de celles-là qui psalmodiaient par sa bénédiction. Vous savez,  nous sommes tous des jongleurs qui aimons les choses confuses et sournoises. Nous étions dans le dialogue. Nous voilà dans le troisième mandat. Mine de rien. Oui,  la Constitution n'est pas le Coran. Le peuple est souverain. Articles intouchables. La jeunesse veut. La vieillesse doit. La majorité. L'opposition. Les opportunistes. " Merou " comme aime à dire Birame. Rougissez de honte ou de jalousie. Regardez le Sénégal. Le peuple a joué sa partition. Souverainement. Le président a pris sa responsabilité. Constitutionnellement. Le premier ministre est retourné à son parti. Politiquement. C'est vrai que le Sénégal ce n'est pas la Mauritanie. Je ne dirai pas plus. Loi des symboles oblige. Salut !

Sneiba El Kory