
À l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe organisée ce 8 mai à Nouakchott par la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie que je félicite chaleureusement; il me paraît utile de revenir sur quelques enseignements du 26e Forum UE–ONG tenu à Bruxelles les 9 et 10 décembre 2025, auquel notre organisation avait été invitée à participer.
Ce forum international consacré en 2025 aux questions d’égalité et de non discrimination, a réuni des représentants d’institutions européennes, des Etats membres, des organisations internationales et acteurs de la société civile venus de plusieurs régions du monde. Les échanges ont porté sur les défis liés à la protection des droits, l’inclusion sociale, à la participation citoyenne et à la préservation de l’espace civique dans un contexte international marqué par de nombreuses fragilités: recul des droits humains, la montée de mouvements anti-droits et de discriminations multiples et parfois intersectorielles.
Au delà des discussions techniques et stratégiques, cette rencontre a rappelé l’importance d’un dialogue régulier entre partenaires institutionnels, acteurs publics et organisations de la société civile, afin de construire des réponses plus adaptées aux réalités des populations, notamment les plus vulnérables.
Les travaux du forum ont également mis en évidence le rôle essentiel des ONG nationales et locales dans l’identification des besoins et le suivi des politiques de développement.
Une société civile crédible, structurée et responsable demeure un partenaire utile pour tous les acteurs dans dans la promotion des droits, de la cohésion sociale et du développement inclusif.
La célébration de la Journée de l’Europe offre ainsi une occasion symbolique de rappeler que la coopération internationale ne se limite pas aux financements et aux cadres institutionnels, mais repose aussi sur la qualité du dialogue, la confiance mutuelle et la reconnaissance du rôle des différents acteurs de développement.
Pour notre part, la participation à ce forum a constitué une opportunité d’échange d’expériences et de réflexion sur les enjeux communs liés à la non discrimination et à la participation citoyenne. Elle renforce également la conviction que les partenariats durables doivent continuer à favoriser une implication effective des acteurs de terrain et des organisations de la société civile dans le processus de développement.
Mme Sektou Mohamed Vall AHMED
Présidente de l’Association Mauritanienne d’Appui aux Nécessiteux (AMANE)
Coordinatrice du Collectif des Droits des Femmes.




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