
L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) a vivement réagi au placement sous mandat de dépôt des députées Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghamou Achour Salem, dénonçant une série de violations graves des droits et des principes constitutionnels.
Dans un communiqué rendu public lundi, l’organisation affirme que « l’audience devant le procureur […] a abouti au placement sous mandat de dépôt en prison » des deux élues, membres de l’IRA, à l’issue d’une procédure qu’elle juge contestable.
Une arrestation dénoncée comme arbitraire
L’IRA évoque « 11 jours de kidnapping et séquestration » des deux députées, affirmant que Mariem Cheikh Samba Dieng « a disparu et était séquestrée par la police politique mauritanienne en compagnie de son bébé de moins de quatre mois». L’organisation souligne également le dispositif sécuritaire mis en place autour du tribunal de Nouakchott /Ouest, dénonçant une mesure visant à exclure les citoyens, y compris les proches des détenues.
Lors de leur interrogatoire, les deux parlementaires ont maintenu leur position, selon le communiqué :
« Nous restons attachées à notre immunité parlementaire. » Malgré cela, « le procureur a choisi de délivrer un mandat de dépôt immédiat », déplore l’IRA.
Dans sa prise de position, l’organisation condamne « la violation flagrante de l’immunité parlementaire», qu’elle considère comme « une garantie démocratique essentielle pour l’exercice libre du mandat législatif ». Elle dénonce également : « le kidnapping et la séquestration des deux députées pendant plus de dix jours »,
« les tentatives inhumaines […] de séparer la députée Mariem de son enfant », ainsi que «l’acharnement du pouvoir […] contre les militants et militantes anti-esclavagistes ».L’IRA critique aussi « l’obstruction à la justice et à la transparence », pointant « l’interdiction d’accès au tribunal pour le public et les familles », et estime que la détention préventive constitue « une mesure arbitraire visant à museler des voix dissidentes ».
Dans son appel final, l’organisation exhorte « les organisations de défense des droits humains, les instances parlementaires internationales et tous les défenseurs des libertés civiles » à se mobiliser. Elle réclame « la libération immédiate et inconditionnelle des députées » ainsi que « le respect strict de leurs droits constitutionnels ».




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