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24 March, 2026 - 09:38

GNL : la Mauritanie signe sa première exportation vers l’Espagne

La Mauritanie a franchi une étape majeure en exportant, pour la première fois, du gaz naturel liquéfié (GNL) vers Espagne en Mars 2026, marquant son entrée officielle sur le marché européen du gaz. Selon les données de l’Energy Research Unit, la cargaison, estimée à environ 80 000 tonnes, provient du projet offshore Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement avec le Sénégal. Cette première livraison intervient dans un contexte particulier, marqué par l’absence d’exportations de GNL en provenance de l’Algérie vers Madrid depuis trois mois, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux fournisseurs.

Grâce à sa position géographique sur la façade atlantique, la Mauritanie bénéficie d’un avantage logistique stratégique, facilitant l’acheminement rapide et à moindre coût vers les terminaux européens. Du côté espagnol, la demande en GNL reste soutenue, avec des importations atteignant 1,5 million de tonnes en Février 2026, contre 1,04 million un an plus tôt, confirmant une dynamique haussière.

Cette percée s’inscrit dans la montée en puissance du projet GTA, entré en production en 2025 avec une capacité annuelle estimée à 2,3 millions de tonnes. En 2025, la Mauritanie avait déjà exporté environ 1,38 million de tonnes de GNL, principalement vers la Turquie, l’Italie et l’Égypte. Avec cette première livraison vers l’Espagne, Nouakchott confirme ses ambitions de s’imposer progressivement comme un fournisseur alternatif sur le marché gazier européen.

 

Affaire des « pilules hallucinogènes » à Nouakchott : verdicts contrastés entre condamnations et acquittements

Le tribunal pénal de Nouakchott a rendu ses verdicts dans l’affaire dite des « pilules hallucinogènes », marqués par une requalification juridique de plusieurs faits et des décisions contrastées entre condamnations et acquittements. Parmi les principaux jugements, Mohamed Lenwar Mohamden El Fal a été condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 50 000 ouguiyas pour corruption et infractions aux règles de sécurité sanitaire, avec confiscation de 970 000 ouguiyas au profit du Trésor public. Il a toutefois été acquitté des accusations liées aux stupéfiants et à l’importation de médicaments, faute de preuves. Plusieurs autres accusés, dont Abdallahi Salim Mohameden El-Kewri, ont été totalement acquittés des charges liées aux stupéfiants et au commerce illégal de médicaments, pour insuffisance de preuves.

D’autres prévenus ont été condamnés pour exercice illégal de la pharmacie, notamment Ahmed Abdallah Habib Al-Kharashi (six mois de prison ferme et 100 000 ouguiyas d’amende), Cheikh Ahmedou Bemba Mohameden El Kewri (un an de prison et 300 000 ouguiyas d’amende) et Cheikh El-Husseïn El-Wadiya (six mois de prison et 300 000 ouguiyas d’amende), tout en étant acquittés des autres charges. Un groupe d’accusés a également été reconnu coupable d’infractions liées à la publicité des médicaments, entraînant des peines d’emprisonnement et des amendes, après abandon des accusations d’importation illégale.

Par ailleurs, Abdallah Demba Mado et Abdallah Samba Diallo ont été condamnés à un an de prison ferme pour complicité de fraude, tandis qu’Abdoul Malek Diallo a écopé de deux ans de prison pour fraude. En revanche, plusieurs acquittements ont été prononcés, notamment pour Yakoub Abou El Id, ainsi que pour la société Dawa Afarma, poursuivie pour blanchiment d’argent, faute de preuves suffisantes. Au total, dix-sept accusés ont été condamnés à payer les frais de justice fixés à 18 000 ouguiyas chacun, les autres demandes ayant été rejetées par le tribunal.

 

Grâce présidentielle pour 227 condamnés à l’occasion de l’Aid El Fitr

Sacrifiant à une tradition républicaine, le chef de l’Etat a accordé des réductions de peines à l’occasion de l’Aid El Fitr marquant la fin du mois de Ramadan.

Ainsi, 227 prisonniers, condamnés à des peines privatives de liberté, devenues définitives avant la date du 19 mars 2026, parmi lesquels 126 seront immédiatement libérés, bénéficient d’une réduction de peine privative de liberté d’une année, ce vendredi, selon un décret présidentiel pris sur la base de l’article 37 de la constitution.

Cette mesure ne couvre pas les bénéficiaires d’une grâce précédente au cours des 2 dernières années.

A signaler que sont exclus de cette réduction de peine “les personnes condamnées pour des crimes graves, liés à l’homicide volontaire, au terrorisme, brigandage, viol, traite des êtres humains et pratiques esclavagistes, incitation à la haine et à la discrimination, trafic de migrants, détournements et dilapidation de fonds publics, contrefaçon de monnaie, importation, exportation, transport, vente, courtage ou possession de drogues dangereuses”.

 Les autres détenus bénéficieront d’une anticipation d’un an sur leur date de libération