
Insécurité au carrefour Madrid
Depuis la construction du nouvel échangeur, le carrefour Madrid connaît moins d'encombrements. La circulation y devient de plus en plus rare dès 22 h. Cela donne l'occasion de sévir aux nombreux malfaiteurs et voyous qui le fréquentent, braquant, voire agressant la plupart des passants. D’autant plus facilement qu’on y décèle aucune présence policière. Sinon et rarement, un véhicule de police passant à toute vitesse… Depuis le début du mois béni de Ramadan, les agressions et braquages se sont ainsi multipliés, chaque nuit, sous le pont où se tenaient des malfrats embusqués, prêts à sauter sur leurs proies et les délester de tout. Avec un summum dans la nuit du 27 au 28 Février où ces bandes armées de poignards, de machettes et coupe-coupes, ont semé la terreur, s’emparant de nombreux téléphones et de beaucoup d’argent, blessant quelques personnes.
Le lendemain soir, deux voitures de police sont venues très tôt se garer sous l’échangeur. La plupart des agents se sont éparpillés dans la zone et ont organisé des rondes en va-et-vient continu, empêchant ainsi les voyous de s'installer. Des suspects ont été ramassés et remis au commissariat le plus proche. Depuis, le carrefour a retrouvé la paix et le calme total. Pourvu que cela dure !
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Seize cascadeurs déférés
Le néfaste phénomène des « cascadeurs » est malheureusement devenu routinier à Nouakchott. Des mineurs, pour la plupart fils de nantis, foncent en mode formule 1 dans des voitures de luxe, sans se soucier du danger qu'ils courent et font courir aux passants... Naguère, ces courses folles se faisaient à la plage et dans des terrains vagues hors de la ville, sous les yeux de dizaines de badauds. Mais on a constaté, tout dernièrement, qu’elles s’étaient déplacées en plein centre, à des heures tardives.
Parfois, devant le stade olympique ; parfois, dans l'ancien aéroport et depuis peu, le carrefour Madrid. Vers 2h du matin, les spectateurs commencent à se rassembler, avant que ne débutent les violentes démonstrations des jeunes fous du volant. Il y a quelques jours, un de ceux-ci a cogné un mur près de l’échangeur. Sa voiture s'est renversée avant de prendre feu. On n’a malheureusement pas pu le sauver. Du coup, les autorités ont arrêté tous les autres chauffards et les ont interrogés au commissariat spécial de la sécurité routière de Nouakchott-Ouest avant de les déférer au Parquet. Leurs parents ont tout fait pour les faire relâcher… et leur remettre les clés de leur véhicule… afin qu'ils recommencent leurs courses folles ?!
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Une bande de voleurs épinglée
Abdallahi, Isselmou et Bouh sont trois jeunes dépravés qui ont abandonné les études depuis belle lurette et sont entrés dans le monde de la délinquance. Aïchetou, la copine d'Abdallahi, les accompagne souvent dans leurs opérations. Tout dernièrement, ils ont loué une Toyota Corolla de couleur blanche immatriculée : 1597 BC 00 ; et dressé un plan ciblant les boutiques d'articles de luxe. Bouh s'occupe de la conduite du véhicule. Il dépose ses complices devant une boutique et reste au volant, prêt à redémarrer au moindre pépin. Isselmou entre le premier pour distraire le boutiquier, puis Abdallahi pénètre à son tour dans l’échoppe et commence à voler en cachant ses rapines sous son boubou. Discutant de prix avec le vendeur, Isselmou se déplace en fonction de l’activité de son comparse, de façon à ce que celui-là ne remarque pas les actions de celui-ci.
Et lorsqu’Abdallahi sort du magasin, Isselmou dit au boutiquier que ses prix sont trop chers et quitte à son tour les lieux. Et hop ! Voilà les deux chenapans dans la voiture qui démarre sur les chapeaux de roues et disparaît ! Au repaire, c’est Aïchetou qui se chargera d'écouler la marchandise. Ils ont continué ainsi quelques jours, amassant des sommes rondelettes, avant que le gérant de l’agence de location de leur véhicule ne se lance à leurs trousses. Car celui-ci n’a été loué que pour 48 heures et une semaine s’est depuis écoulée. Lorsque l’homme porte plainte auprès de la police, on l'informe que cette voiture est recherchée. Il appelle alors le monsieur qui a servi d'intermédiaire avec les lascars. Celui-ci lui montre le domicile de Bouh et les voilà épinglés un-à-un, sauf Aïchetou, toujours en cavale.
Mosy





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