
Les présidents des groupes parlementaires de la majorité, de Tawassoul, Espoir Mauritanie, sensibles au drame et calvaire que vivent les familles des jeunes disparus ou décédés, ont annoncé la mise en place d'un groupe parlementaire sur la migration. Ce mardi 24 décembre, l’Association Mauritanienne pour la Citoyenneté et le Développement (AMCD) a convié les députés à une rencontre d'échanges, dans un hôtel nouakchottois. Dans différents pays (Côte d'ivoire, Bénin, Mali,Niger et Guinée Conakry ), des groupes parlementaires ont été mis en place.
Procédant à l'ouverture de la rencontre, Amadou M'Bow, président de l'AMCD a remercié les députés pour leur mobilisation et l'intérêt qu'ils portent à la thématique migratoire . Saluant la détermination et le combat des mères des enfants décédés, détenus ou disparus, M'Bow a demandé un accompagnement des parlementaires pour être édifié sur leurs sorts et à mieux juguler ce phénomène. M’Bow a demandé aux députés la mise en place des aspects liés à la protection invitant à la création d'une organisation parlementaire au niveau continental dans le sillage de l'Europe. M'Bow juge nécessaire une implication parlementaire et un travail de concert avec l'AMCD pour permettre une identification des personnes détenues ou disparues, afin de permettre aux familles de faire le deuil ou d'être édifiées sur cette situation très difficile. Mais aussi d'interagir avec le parlement d'autant plus que, dit-il, "les conséquences des politiques migratoires sont pesantes sur les enfants disparus”. M’Bow dit garder espoir tout en évoquant l'importance de la prévention.
Après avoir salué l'initiative, le président du groupe parlementaire de la majorité à exprimé sa disponibilité à travailler avec l'AMCD. Jugeant nécessaire de permettre de mieux porter le plaidoyer et suite à une concertation avec les autres groupes, Mohamed Lemine Amar annonce la création d'un groupe parlementaire sur la question de la migration et exprime son souhait d'aider les mères des enfants disparus. Balla Touré, président du groupe Espoir Mauritanie et Yahya Eboubekrine ont souscrit à cette démarche et se sont engagés à s'y investir en raison de l'urgence de la situation.
Almamy Ilo Ba et Mme Ba Hadjaratou (députés UDP) ont promis d'accompagner les mères à trouver des solutions à la situation qu'elles vivent. Mais aussi de freiner cette hémorragie. La présidente de l'association des mères des enfants disparus, Mme Sira Silima Djirimouna a rappelé le calvaire qu'elles vivent, estimant à 500 le nombre des disparus. Elle a insisté sur la nécessité d'une prévention pour éviter ce phénomène.