
Les barricades érigées ici et là pour lutter contre la fièvre Ebola sont révélatrices de l’Etat de déliquescence des pouvoirs publics africains face à un fléau inquiétant qui a déjà fauché 2 600 vies. Ebola, c’est nous mêmes.

Informé par la maitresse de maison que la bonbonne de gaz de 12 kg avait rendu l’âme, Mohamed (appelons-le ainsi, comme le commun des mortels) la traîna vers la boutique du coin où l’épicier avait déjà accepté, conformément au principe de bon voisinage, de lui « ouvrir un carnet » (c’est ainsi qu’on appelle le cahier nominatif o