Résister ou subir

13 September, 2018 - 00:20

‘’Quand on peut tout ce que l’on veut, il est difficile de vouloir ce que l’on doit’’

                                                                                                           « Luis XIV »

Aziz, Démocrate par la parole et monarque par l’action

Je veux aviver et  réveiller les consciences !

 

Lorsque l’argent et le pouvoir poussent l’homme à l’arrogance, la maladie ou la mort viennent lui rappeler d’où il vient et où il va.  (Mouna Hamza)

C’est 2018, les Mauritaniens rendent grâce à Dieu et disent ‘’ouf ‘’. Ils ont traversé 2018 dans la douleur et l’affliction. Heureusement, leur honneur n’a pas abdiqué. Ils se sont battus dignement, non seulement pour survivre, mais surtout pour ne point vivre une humiliation en quémandant ou en s’endettant. 2018 a été certes pénible. Mais elle a été aussi l’année de vérité où Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, l’UPR et ses alliés ombrageux ont fait preuve de leur affreuse incapacité à apporter des réponses aux questions qui étranglent le peuple. Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz n’a d’ailleurs jamais essayé d’apporter des réponses aux questions sociales pour deux raisons : il en est incapable et il n’a que le temps d’une politique politicienne que les citoyens jugent abominable allant même jusqu’à jurer que Aziz qui fait impunément ce qu’il veut, commencerait à perdre le sens des  réalités. Et c’est-bien un débat. Mais ce qui est sûr est que 2019 doit être l’année de la Jeunesse, notre Jeunesse Ardente, Radieuse. Il faut faire face par l’expression publique pour faire arrêter la tornade des coups politiques antirépublicains et anti-démocratiques. C’est la voie royale pour la restauration de la dignité républicaine et du crédit de l’Etat. Tout ce que ce peuple a conquis est tombé à terre. Le régime AZIZ/ l’UPR a été démasqué devant la Nation et la communauté internationale pas ses pratiques nébuleuses et ses graves libéralités dans la gestion des finances publiques. Ce pays-là va tristement mal. Il va très mal. Sa situation est encore économiquement corrosive et socialement explosive. Monsieur Aziz même, grand donneur de leçons, est devenu impopulaire et est de plus en plus marginalisé. Démocrate par la parole et monarque par l’action. La communauté nationale et internationale devrait se convaincre que cet homme-là n’est plus sûr, s’il l’eut été d’ailleurs. Il donne chaque jour un coup de main au recul de la démocratie. Son Etat est à son état. Il claudique. Il toussote. Il est prisonnier d’un parti familial personnalisé et cerné de bohémiens du jeu politique sorti, on  ne sait d’où. Le néant est partout. L’économie nationale suffoque. La vie sociale est pire. La crise de confiance est là. L’image d’Ould Abdel Aziz dévalorisée par un culte atavique de personnalité. Le parlement n’est qu’une abstraction d’homologation de coups politiques. AZIZ, le Prophète du changement qui a lui-même trop changé et beaucoup changé sa cour, sans rien changer dans ce pays. Plus grave, l’Etat AZIZ est resté ataraxique et apathique devant la flambée vertigineuse des prix. Mais tout est un échec dans ce pays. AZIZ, les Mauritaniens dans leur immense majorité n’en veulent plus. Lui, il continue toujours sa parade au moyen d’une propagande  médiatique et inflation de parole qu’a sa vue, le citoyen rechigne et le zappe. Il doit certainement en souffrir si on lui  disait en toute vérité. AZIZ n’a plus tous les atouts en main. Et rebattre les cartes, c’est perdre la maîtrise de tout. 2019 sera-t-elle pire que 2018 pour ses projets politiques ? Le temps file en tout cas. « La Grande erreur de notre temps, cela a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel. Il faut relever l’esprit de l’homme le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent avec la société », VICTOR HUGO. A notre Jeunesse Ardente, donnez-moi vos vingt ans si vous n’en faites rien ! VIVRE C’EST CHOISIR Et NON SUBIR Il  faut aimer son pays pour le servir. Je veux aviver et réveiller les consciences pour que la Mauritanie se développe comme une Patrie radieuse ou tous les Mauritaniens, sans distinction d’opinion, seront heureux de vivre. Pour que la famille demeure la cellule sociale, source d’énergie, d’esprit d’entreprise et de solidarité nationale. Pour que l’Islam, notre sainte religion, reste la pierre angulaire  sur laquelle s’édifieront le renouveau et la grandeur de notre pays.

Pour que vous soyez fiers de vos races fraternellement unies et de vos civilisations arabo-musulmane d’un côté, négro-africaine de l’autre, parce que ces deux civilisations sont complémentaires sans tomber dans le racisme et sans mépriser aucune autre civilisation. Pour que le Maghreb Arabe et l’Union Africaine deviennent une grande communauté unie par le sang et s’impose, comme telles au monde extérieur. Pour que la Culture et la Science assurent votre promotion sans pour autant couper les racines qui vous rattachent au peuple rural et à votre milieu social. Pour que vous soyez des hommes responsables et libres, respectueux des droits et des libertés d’autrui. La Mauritanie, c’est un vieux pays riche de mœurs ancestrales de traditions séculaires de liberté et d’une belle civilisation. Nous l’avons défendu contre le régime colonial. Et si dominateur que fût ce régime il ne nous a pas empêchés de parler, de critiquer, de revendiquer. C’est grâce à la liberté de parole que notre peuple a pu  se former politiquement et s’armer moralement. J’écris ce message pour  la jeunesse, pour ceux qui naissent à la vie. Ces jeunes doivent se préparer aux responsabilités de demain. C’est un message politique, un hymne à la démocratie et aux libertés essentielles de l’homme. Et aussi un hymne à sa dignité. Aussi dirai-je à ces jeunes que vivre c’est choisir et non subir. Et leur rappeler ces vers de Sophocle  dans Ajax : « Ah ! Donnez-moi vos vingt ans si vous n’en faites rien ! » Je dédie à la jeunesse Mauritanienne si ardente et si radieuse, ces extraits des discours de Maître Moctar Ould Daddah : “Symbole de tous nos efforts, le drapeau mauritanien flotte aujourd’hui fièrement sur tous nos bâtiments publics, d’Ain Ben Tilli à Kaédi et de Port-Etienne à Bassikounou… Il appartient maintenant à tous les Mauritaniens, à toutes les Mauritaniennes, par leur enthousiasme et leur volonté, de renforcer chaque jour l’Unité de notre Patrie…  Le bilan d’un demi-siècle de présence française en Mauritanie - c’est d’abord l’unité de la Patrie…. Ses races fraternellement unies prouvent que deux mondes différents peuvent être associés par un idéal et des intérêts communs. Si le SAHARA, le SAHEL et le FLEUVE, si le CHARG et la GUEBLA représentent des entités vivantes avec des vocations  particulières, nous  plaçons au dessus d’elles une seule entité qui les résume toutes : LA MAURITANIE.  Aux forces de distorsion existantes ou sous-jacentes, qu’elles viennent du Nord ou du Sud, nous substituerons notre volonté unanime, une seule idée force, un seul idéal : LA NATION  MAURITANIENNE. Tel est le message de paix. Tel est aussi l’avertissement solennel à ceux qui doutent de notre détermination à faire ensemble la PATRIE MAURITANIENNE”. Vive la Mauritanie libre et fraternelle” Notre peuple est réputé pacifique malgré sa diversité ethnique, tribale, voire clanique qui, sous d’autres cieux, aurait été source permanente de conflits. Il faut aimer son pays pour le servir "A BON ENTENDEUR, SALUT».

Qu’Allah Bénisse la Mauritanie, Amine !!!

 

AHMED BEZEID OULD BEYROUCK

P.S                                                                                                E-mail: chroniqueurbeyrouck@gmail.com

Je ne suis ni de l’opposition

Ni de la majorité présidentielle

Je suis ailleurs

‘’ A bon entendeur, Salut.