Une présentation de l’histoire de la fondation mauritanienne – journal et entretiens avec Ahmed Baba Ould Ahmed Miske automne de 1967

7 May, 2015 - 02:30

Suite de leur publication des 11, 18, 25 mars & 8, 22 avril derniers

 

 

 

                              

 

L’identité mauritanienne

 

 

 

L’analyse des clivages ethniques que donne Ahmed Baba Ould Ahmed Miske est plausible – elle était en partie celle aussi de Mohamed Ould Cheikh. C’est volontairement que Moktar Ould Daddah a refusé d’en faire une question d’identité et l’a toujours réduite à une sociologie professionnelle et la politique d’éducation nationale. Les vues de l’ancien ambassadeur sur les relationnements souhaitables de la Mauritanie avec l’extérieur ne correspondent pas avec celles, initiales, de la Nahda. Quant au portrait – au vitriol – que donne l’exilé, à l’automne de 1967, du président alors régnant, l’Histoire a confirmé qu’il n’est en rien ni ressemblant ni explicatif. Moktar Ould Daddah a été à la fois un homme de grandes et vives décisions,  et un homme d’équipe, de débat et de consensus. Il est d’ailleurs le seul à avoir  eu ces deux traits de caractère et cette pratique dans l’histoire de la Mauritanie moderne. Il a su tenir tête et il a su discerner, formuler et réaliser des perspectives tellement mauritaniennes que celles-ci demeurent – intégralement – la destinée et les moyens du pays, malgré tant d’années de régimes hostiles au père-fondateur.

 

Bertrand Fessard de Foucault - Ould Kaïge

 

 

 

 

 

Entretien avec Ahmed Baba Ould Ahmed Miske

à Paris, le mercredi 25 Octobre 1967. 14 heures 30 à 15 heures 30

 

 

Le problème ethnique

 

Les origines et les premières manifestations

 

En Mauritanie, les premières manifestations qui ont mis cela à l’avant-scène, ont eu lieu en 1961. Au Congrès de l’Unité, il y a eu un retrait spectaculaire des délégués noirs. Il s’est alors créé chez les originaires du Fleuve, une certaine unanimité qui ne s’est pas retrouvée par la suite. A ce moment là, ils sont même arrivés à entraîner les vieux et les opportunistes. Ce qui ne se reverra pas par la suite. C’est devenu alors une question importante de la politique nationale.

 

L’ancienne idée d’une nation Peul-Toucouleur

 

Le prétexte en 1961 fut, comme par la suite, la langue arabe. Mais en marge de tout cela, et c’est pourquoi il faudrait peut-être remonter plus loin, il y a l’idée de Fédération. Dès le début, il fut question de Fédération. C’est là qu’il faut chercher l’origine profonde du problème. On dit souvent – il y a quelque chose de fondé – que c’est surtout un problème d’intellectuels noirs. A l’origine – c’est vrai – je ne sais pas si cela le restera toujours.

 

Pendant la période coloniale, ces intellectuels étaient beaucoup plus tournés vers le Sénégal et Dakar. Il n’y avait pas en cela de problème puisque les différenciations entre les deux territoires n’étaient pas très nettes. Le problème s’est posé au moment de l’indépendance. Ils se trouvaient alors à Dakar, ou sur la rive gauche du Fleuve.

 

Il faut parler de la F.E.A.N.se, fédération des étudiants d’Afrique noire française, organisation très importante à partir de Paris. Cette fédération a joué un rôle important dans l’élaboration du nationalisme noir. Elle a eu un rôle de revendication et de contrôle, en dehors des organisations politiques. Les hommes politiques se situaient par rapport à elle. C’était un organisme radical, qui devait avoir des relations avec l’extrême-gauche française. Je n’ai personnellement jamais milité en son sein.

 

Dans cette fédération, les originaires du Fleuve ont joué un rôle assez important. Dans toute la région du Fleuve, sur les deux rives, on parle la langue poular. Il y a matière à un nationalisme peul-toucouleur. On a l’impression – sans que l’on sache s’il y a eu une sous-organisation occulte – qu’il s’est créé à partir de là, chez certains, une ambition de créer un Etat peul. Les peuls sont un peuple écartelé entre trois Etats. Ce qui est le cas des Kurdes par exemple, et d’autres peuples. On a l’impression que les premières manifestations de fédéralisme ont été le fait d’anciens militants de ces organisations, et comme une première tentative de concrétiser ces espoirs. Je ne sais pas s’il y a eu la même chose en Guinée et au Sénégal. Les Peuls ont créé des difficultés en Guinée, mais pas en rapport avec ces projets. Il s’agissait donc de créer en Mauritanie une base autour de laquelle s’édifierait un Etat peul et toucouleur.

 

Peuls et Toucouleurs parlent la même langue et ont le même genre de vie. Ils sont très imbriqués par l’histoire. Personne n’a jamais émis cette revendication officiellement. Mais même quand la question de Fédération n’était pas avouée, les garanties demandées par les porte-paroles tendaient à cela. Il se serait agi d’une Mauritanie fédérale, avec une certaine autonomie des deux ethnies.

 

 

La politique suivie en 1961 et le contenu des revendications présentées

 

Après les manifestations du Congrès de l’Unité, le B.P.N. a chargé une commission de résoudre le problème. Cette commission s’est réunie plusieurs mois – j’en ai moi-même fait partie – a discuté très longuement, et a proposé des conclusions communes. Le B.P.N. a a-t-il commencé l’étude ? Toujours est-il que cela s’est enlisé.

 

Les porte-paroles demandaient

– la constitution d’une vice-présidence,

– des garanties contre l’assimilation et l’arabisation,

– des garanties pour les participants à la fonction publique.

La commission n’a plus fonctionné et le problème est resté en suspens. Les suggestions de la commission atténuaient considérablement les garanties demandées (1).

 

Les Noirs les plus exigeants demandaient l’élection du vice-président, et non sa nomination. Les Maures trouvaient que ce n’était pas possible, ainsi que les dirigeants noirs, pour la plupart. Les revendications étaient surtout le fait de jeunes, mais avaient un écho profond chez les fonctionnaires. Les politiciens professionnels se sont dissociés de ce mouvement, par crainte de voir les jeunes les supplanter, et ont conclu qu’en étant modérés, ils garderaient leur place, contre les jeunes dont ils craignaient la montée. Aussi la politique suivie a été de garder en place les leaders politiques noirs traditionnels, tout en attirant les jeunes qui se laisseraient tenter par des postes.

 

Le problème a continué cependant de s’envenimer. Le ferment de la F.E.A.N.se n’était pas tout. Le mouvement revendicatif a existé par lui-même, et peu à peu les arrière-pensées auxquelles j’ai fait allusion ont disparu. Et très peu de jeunes doivent connaître actuellement l’origine du problème et pensent à la création d’une nation peul-toucouleur.

 

Comment se pose maintenant le problème

 

Il y a quelque chose d’incompréhensible dans tout cela.

Le problème s’est cristallisé sur la langue. Nos compatriotes noirs exagèrent beaucoup. Autant je comprends leurs appréhensions devant une intégration dans le monde arabe, autant je trouve injustifiée la peur panique qu’ils ont devant la langue arabe. La langue arabe est devenue pour eux le danger mortel, alors que ce n’est pas si simple. D’ailleurs jusqu’à présent, toutes les réformes de l’enseignement sont restées timides.

 

L’arabe est très peu enseigné dans le primaire, et il n’est qu’une langue étrangère obligatoire dans le secondaire. Le problème a été à l’origine des événements raciaux. Alors que la langue arabe est la langue de culture traditionnelle, même sur le Fleuve. C’est aberrant.

 

Il faut rechercher le problème dans ses origines, et dans le transfert qui s’est fait de toutes les exigences précédemment évoquées, sur le problème de la langue.

 

La solution ébauchée par la Commission issue d’Aïoun est en fait la seule possible dans l’avenir proche, au moins sur le fond. Mais l’approche politique aurait pu être faite différemment, pour ne pas donner l’impression aux Noirs que cela se faisait contre eux. Elle a été présentée dans un contexte politique, qui fait qu’elle paraît faite contre les intellectuels et les jeunes, avec l’appui de politiques considérés comme traîtres.

 

Je ne crois pas personnellement à une solution fédérale : la Mauritanie elle-même n’est déjà pas viable économiquement, comme tous les mini-Etats africains. Il faut déjà que la Mauritanie s’insère dans un contexte plus viable ; pour avoir des chances de se développer vraiment, il faut que se constituent des ensembles plus vastes. Un Etat noir et un Etat maure mauritaniens, c’est donc complètement ridicule, même au sein d’une fédération. Le découpage territorial est d’ailleurs impossible : les Maures et les Noirs sont très imbriqués sur le Fleuve. Par exemple, à Kaédi, il y a ¼ de Maures ; à Sélibaby, 1/3. Dans le Brakna, l’imbrication est encore plus grande.

 

L’arabisation – ou plutôt l’utilisation de la langue arabe – est inévitable. C’est un atout précieux qu’il serait absurde de négliger. C’est d’ailleurs une langue connue par une élite importante. L’utilisation plus poussée de la langue arabe est inévitable chez les Maures Le français restant la langue de communication extérieure. Actuellement l’arabe est moins utilisé que le français ; il est considéré comme une langue étrangère ou comme le latin. Peut-on faire jouer au poular le même rôle que l’arabe chez les Maures ? Sur le Fleuve, l’arabe était également langue religieuse et langue de culture, diffusée par l’enseignement coranique. Il faut dépassionner le débat, et tenir compte des objectifs techniques. Au Viet-Nam, il existe des minorités parfois très peu nombreuses, que l’on aide à maintenir leur culture. Mais je ne suis pas allé voir comment est la réalité. Le français répond à l’utilité d’avoir une langue internationale, mais aussi peut être présenté comme une concession à l’élite noire.

 

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LA   PATRIE   MAURITANIENNE

 

La nation mauritanienne : l’identité à préserver et la nécessité de groupements plus vastes

 

L’idée d’insérer la Mauritanie dans un ensemble plus vaste n’est pas mettre en cause le concept de nation, c’est simplement tenir compte du problème essentiel du développement. L’identité mauritanienne doit subsister dans l’intérêt-même du développement. On n’a pas intérêt à supprimer les personnalités nationales dans les Etats qui se fédèrent.

 

Pour un groupement intéressant la Mauritanie, le choix des partenaires est très ouvert. On peut penser à un groupement avec le Mali et l’Algérie, ou un autre avec le Sénégal et le Maroc. L’ensemble idéal doit obligatoirement comporter les voisins du nord et les voisins du sud. Bien sûr, un tel groupement n’est possible que si les revendications marocaines ont cessé.

 

Un aspect supranational est cependant nécessaire ; il faudrait que l’union se fasse sur le plan des affaires de souveraineté, de diplomatie, d’armée à un large échelon, et surtout en matière de planification économique. Une large autonomie interne subsisterait, sur le plan culturel et sur le plan intérieur, de façon à préserver l’identité nationale. Ce serait un peu ce qu’aurait dû être la Fédération du Mali. Dans cette fédération, presque mort-née, il ne pouvait être question que la Mauritanie y entre, pas plus que dans toute autre fédération à l’époque, même plus large. Il était nécessaire à l’époque que ce crée une identité nationale et qu’un peu d’isolement y aide.

 

Au sujet du R.D.A.(2), personne n’en a entendu parler en Mauritanie. Certains mauritaniens noirs ont pu militer dans le R.D.A. malien ou sénégalais. Mais rien n’a été créé en Mauritanie.

 

 

Le régime présidentiel

 

Pour un peuple comme celui de la Mauritanie, toutes les formes politiques modernes : parlementarisme, présidentialisme, etc… sont étrangères. On ne peut donc pas dire que telle formule est plus ou moins conforme à la mentalité de tel peuple, dans ce cas. Le problème de l’incarnation et de l’utilisation effective du pouvoir est le plus important.

 

Il se trouve qu’en Mauritanie, on a choisi le régime présidentiel.

 

En Mauritanie, il n’existe pas d’opinion publique vraiment consciente, ni de contrepoids populaire. Les élections dépendent du gouvernement quel qu’il soit. Le parti dépend du pouvoir. Qu’il devienne une force réelle dépendait du président. Dans de telles conditions où tout dépend du pouvoir, Moktar n’exerce pas le pouvoir complètement. Il ne le partage pas non plus, à l’exception peut-être de ce qui a existé entre Moktar et Mohamed Ould Cheikh, – et pas non plus avec une équipe. Il n’y a pas de pouvoir qui décide rapidement, qui revendique les responsabilités, qui les accepte sans problème. La personnalité de Moktar est très complexe. Il a peur d’assumer les responsabilités, et cherche toujours à les faire endosser par d’autres. C’est toujours le fait  d’institutions anonymes : le gouvernement, le B.P.N., le Parti, alors que tout le monde sait qu’il n’y a rien en dehors de lui. Il se dérobe derrière les autres ; il répond à tout le monde : c’est le conseil des ministres. Alors que le gouvernement n’est pas une équipe, que chacun est pris individuellement, et que les ministres demandent l’accord du président même pour engager un planton.

 

Je pense au contraire qu’il faut assumer le pouvoir, qu’une direction qui assume les responsabilités est nécessaire.

 

La façon dont Moktar se comporte constitue un handicap. S’il se convainc qu’il ne peut échapper à ses responsabilités, qu’il ne perde pas de temps. Qu’il agisse seul ou qu’il agisse en équipe, mais qu’il revendique les responsabilités. Le stade de l’arbitrage était utile au temps de la Loi-cadre. Mais maintenant il n’y a plus à arbitrer.

 

Il n’existe pas de force en Mauritanie capable de s’opposer au pouvoir. Les chefs traditionnels ont été transformés par la colonisation en valets serviles du pouvoir quel qu’il soit. La dispersion géographique est une faiblesse pour la Mauritanie, mais une force pour le pouvoir.

 

Moktar pouvait constituer toutes les équipes possibles ; d’éléments traditionnels ou d’éléments progressistes. En fait, depuis le début de l’indépendance, nous ne faisons qu’expédier les affaires courantes. Si on ne fait un gouvernement fort que pour maintenir l’équilibre, ce n’est pas la peine. Si l’on a voulu l’indépendance, c’est pour que la Mauritanie avance plus vite et plus loin. Il faut savoir décider, et décider vite. C’est ce qui manque le plus à la Mauritanie.

 

 

Le Parti unique

 

J’étais partisan de l’unité, et de la création d’un parti unique. J’ai d’ailleurs joué un rôle important pour cela. Mais il n’a été question de parti constitutionnellement institutionnalisé qu’après mon départ. On a en discuté en marge du congrès de Kaédi. Mohamed Ould Cheikh et Ahmed Ould Mohamed Salah en étaient partisans. J’ai alors exposé des réserves sérieuses. Je pensais que ce n’était pas à faire, vu la personnalité de Moktar. Je savais qu’avec le régime que nous avions, l’institutionnalisation du Parti amènerait à une atrophie totale, que le Parti s’abâtardirait et qu’on reviendrait au P.R.M. Si on voulait un parti dynamique et moderne, il fallait laisser se constituer une opposition qui aide à clarifier la situation, et donne la possibilité de se retrouver et de se compter. A l’époque, quand Mohamed Ould Cheikh devenait l’élément de plus en plus en vue du Parti, on pouvait penser que la parti moderne serait celui du pouvoir, et que l’opposition serait un parti de vieux et d’éléments traditionnels. J’estimais qu’il serait dangereux d’institutionnaliser le Parti, que ce serait s’enfermer, d’autant que dans les pays sur lesquels on prenait alors ouvertement exemple : la Guinée et le Mali, on n’a pas constitutionnalisé le parti.

 

Telle qu’elle se manifeste actuellement en Afrique, la formule du parti unique est la cause directe des coups d’Etat. L’opposition n’a plus que la violence à sa disposition pour faire surface.

 

 

Questions politiques diverses

 

La France continue de jouer un grand rôle en Mauritanie. La situation objective fait dépendre la Mauritanie de la France. C’est encore normal. Un désengagement de la France serait une catastrophe pour Moktar. On a parlé d’une intervention française pour que Moktar se sépare de Mohamed Ould Cheikh. Cela a paru incompréhensible, car Mohamed Ould Cheikh était dans les meilleurs termes avec la France, et qu’il ne remettait nullement en cause les liens préférentiels avec la France.

 

La sortie de l’O.C.A.M.(3)  m’a paru personnellement très maladroite. Bien sûr, il s’est agi d’un camouflet cynique pour Moktar. Houphouët a de son propre chef fixé une date de réunion, et un ordre du jour, alors que Moktar était président en exercice de l’O.C.A.M., qu’il avait fixé la réunion à une date ultérieure, sur la demande de plusieurs chefs d’Etat, dont Ahidjo. Se réunir comme cela a été fait, était absolument inadmissible. Mais la nature et le moment de la riposte m’ont paru disproportionnés. L’O.C.A.M. n’a pas de politique commune. C’est un simple ensemble dont fait naturellement partie la Mauritanie. Sa sortie l’a affaiblie : elle, et elle n’y a rien gagné. Mais son appartenance à l’O.C.AM. ne la limitait pas sur ce plan. J’aurais plutôt pensé à une déclaration fracassante, et à une absence à quelques conférences. En tout cas, maintenant, la Mauritanie devrait y assister en tant qu’observateur, au moins.

 

Le Hodh ne pose pas de problème national particulier. Il s’agit d’un simple problème d’intégration économique et surtout en matière de communications. L’unité est faite.

 

La Fédération du Mali : la Mauritanie ne pouvait s’y insérer. Elle était très réticente, même pour un ensemble qui aurait compris toute l’A.O.F. Or, il s’est finalement agi de deux Etats seulement. A cette époque, la Mauritanie avait besoin de se différencier.

 

 

à suivre : synthèse personnelle BFF sur la Nahda

et lettre d’Ahmed Baba Ould Ahmed Miske contestant l’ensemble de ces notes d’entretien

 

 

(1)- une prochaine série de reproduction des documents diplomatiques français comprendra la publication de ces demandes ainsi que la carte annexée – été 1962, avec l’analyse alors de l’Ambassade

 

(2)- Rassemblement démocratique africain dirigé par Félix Houphouët-Boigny et rival du Parti fédéraliste africain de Léopold Sédar Senghor : les clivages étaient nombreux, principalement le refus d’une « fédération primaire » pour les relations avec l’ancienne métropole, et le maintien d’une relative intégration avec celle-ci – finalement, les gouvernements animés par le R.D.A. s’agrégèrent autour de la Côte d’Ivoire et formèrent l’Entente

 

(3)- née à Nouakchott en Février 1965, sous la présidence de Moktar Ould Daddah, elle a été la dernière institution ayant pour vocation la réunion de l’ensemble des Etats africains d’expression française, au sud du Sahara. La Mauritanie refusant que l’ancien Congo belge y adhère avec le gouvernement de Moïse Tshombé, ex-sécessionniste katangais, quitta l’organisation dès le mois de Mai suivant. Sans être dissoute, l’O.C.A.M. a cessé ses activités en 1985