Ouverture d’un atelier sur l’arsenal juridique national criminalisant l’esclavage en Mauritanie

6 April, 2015 - 14:50

Les travaux d’un atelier sur l’arsenal juridique criminalisant l’esclavage en Mauritanie  ont démarré ce lundi matin, à 10 Heures, à l’hôtel Chinguetti -Palace de Nouakchott.

Organisée par la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) en collaboration avec la coopération espagnole, cette rencontre vise  à renforcer les capacités  des  cadres  syndicaux  dans le domaine de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, explique, lors de la cérémonie d’ouverture, M. Samory Ould Beye secrétaire général  de la CLTM.  

Durant trois jours, les 30  participants venus de Nouakchott et de  l’intérieur du pays  vont plancher sur trois thèmes principaux. D’abord, l’esclavage  et les droits  humains, puis, l’arsenal juridique existant  dans le pays et enfin, la feuille de route.

Selon  un cadre de la CLTM chargé des études, les participants s’interrogeront  sur la non-application de l’arsenal juridique édicté par les pouvoirs qui se sont succédé à la tête du pays. Ils se demanderont  si  c’est  à cause d’une  mauvaise volonté politique,  un manque de vulgarisation ou l’ignorance des  victimes et de certains de leurs défenseurs.

Ouvrant les travaux, le secrétaire général de la CLTM n’a pas raté l’occasion de  renvoyer les Ulémas mauritaniens  à leurs  textes. Ould Beye s’est dit surpris de cette sortie malencontreuse de nos Ulémas qui ont jusqu’ici cautionné l’esclavage et ses pratiques. Par cette sortie, affirme  Ould Beye, ils ramènent  le pays en arrière,  reconnaissent  l’existence de cette pratique abominable et abjecte.

 

Le secrétaire général de la CLTM a invité les participants à mettre à profit les enseignements de cet atelier pour  mieux combattre l’esclavage. 

Cet atelier entre dans le cadre d'une série d'ateliers organisés par le projet de lutte contres les pratiques esclavagistes financé par l'AECID.